La Belgique est (et reste) un véritable champion de R&D !

Image
Publié le 03/10/25 par Patrick Slaets
Eurostat a publié cette semaine les résultats de la dernière enquête sur les dépenses en Recherche et Développement en 2023. La Belgique a dépensé en 2023 19,5 milliards d'euros en recherche et développement. Cela représente 3,27 % du PIB.

Cela place notre pays à la 2e place de l'UE-27 et au 5e rang mondial dans le classement relatif. Seuls la Corée du Sud, la Suède, les États-Unis et le Japon sont devant nous dans ce classement. Il n'est donc pas exagéré de dire que notre pays est un véritable champion de la R&D.

Les pays les plus performants au monde en matière de dépenses de R&D en 2023 :

PaysDépenses R&D (en mia €)Dépenses R&D (en % du PIB)
États-Unis883,7 mia €3,45%
Chine435,5 mia €2,58%
Japon134,0 mia €3,44%
Corée du Sud84,3 mia €4,96%
Union Européenne389,2 mia €2,26%
Allemagne132,03,13%
France61,52,18%
Italie29,41,38%
Pays-Bas24,22,30%
Espagne22,41,49%
Suède19,53,64%
BELGIQUE19,53,27%
Suisse26,6 mia €3,22%
Royaume Uni83,8 mia €2,64%

Source : Eurostat & OCDE, Dépenses brutes de R&D (DIRD), 29 septembre 2025

Globalement, nous constatons que les États-Unis sont le champion du monde de R&D, en termes absolus. Les États-Unis dépensent plus en R&D que la Chine et l'Union européenne réunies. L'Allemagne se situe à une position isolée en Europe, représentant un peu plus d'un tiers de toutes les dépenses de R&D dans l'UE-27. En dehors de l'UE-27, le Royaume-Uni et la Suisse sont également des pays très performants dans le domaine de la R&D.

Dans quels secteurs ces efforts de R&D sont-ils réalisés en Belgique ?

La plus grosse part des dépenses de R&D (72,3 %) est réalisée par les entreprises. L'enseignement supérieur (17,5 %) arrive en deuxième position.
 

Dépenses belges de R&D en 2023, ventilées par secteur exécutant :

Secteur exécutantDépenses R&D (en mia €)
Entreprises14,1 mia €
Enseignement supérieur3,4 mia €
Pouvoirs publics1,9 mia €
Secteur non marchand privé0,1 mia €
TOTAL DES DÉPENSES R&D19,5 mia €

La chimie de base et l’industrie pharmaceutique (4,2 millions), la technologie (3,8 millions) et les activités professionnelles, scientifiques et techniques (3,4 millions) représentent ensemble 80 % de l'ensemble des efforts de R&D menés par les entreprises.

Dépenses de R&D des entreprises belges en 2023, ventilées par secteur exécutant

Secteur d'entreprise exécutantDépenses R&D (en mia €)
Industrie6,6 mia €
Pharma & chimie de base & transformation des plastiques4,2
Industrie manufacturière technologique (métal, électro, construction de machines et moyens de transport1,7
Industrie alimentaire0,4
Secteur des services7,1 mia €
Activités professionnelles, scientifiques et techniques3,4
Services technologiques numériques(informatique & télécommunication)2,1
Banques & assurances0,7
Autres secteurs (agriculture, entreprises de services collectifs, secteur de la construction, administration publique, etc)0,4 mia €
TOUS SECTEURS EN BELGIQUE14,1 mia €

 

Agoria Agit

Pour l'industrie technologique, les dépenses de R&D sont un facteur déterminant et important de notre compétitivité. La recherche et le développement sont la base de notre force d'innovation. Les solutions qui rendent nos entreprises plus productives (robotisation, mécatronique, méthodes de production plus confortables et plus sûres, etc.), plus numériques (nouveaux modèles économiques, télétravail, utilisation de l'IA, numérisation de la chaîne de valeur,...) et plus durables (neutralité climatique, énergies renouvelables, efficacité énergétique, etc.) proviennent presque toujours de nos secteurs. Il est donc crucial que les entreprises de nos secteurs puissent réaliser ces efforts de R&D de manière concurrentielle en termes de coûts.
Pour Agoria, la recherche et le développement étaient donc l'un des 12 piliers de notre mémorandum fédéral que nous avons rédigé à l'approche des élections de juin 2024.

Découvrez les recommandations d'Agoria en matière de R&D

Le message était et est toujours double. Garder ce qui est bon... et améliorer ce qui peut l'être...

Cela a conduit aux 6 recommandations suivantes :
1 - Assouplir les conditions d’application des régimes des contribuables et chercheurs entrants.
2 - Renforcer la déduction fiscale/le crédit d’impôt pour les investissements en R&D, en mettant l’accent sur les investissements qui répondent à des objectifs sociétaux (par exemple, le Green Deal, la révolution numérique).
3 - Réformer la déduction pour innovation en tenant compte des évolutions internationales et européennes (piliers 1 et 2), en vue de maintenir cet incitant fiscal.
4 - Renforcer et garantir la sécurité juridique (avec le rôle de BELSPO en particulier) de l’exonération du précompte professionnel sur la R&D.
5 - Continuer à investir dans les programmes de recherche fédéraux, notamment dans les domaines de l’espace, de l’énergie nucléaire, etc.
6 - Un engagement pour des marchés publics innovants : les marchés publics 2.0

Cet article était-il utile ?

Sujets qui pourraient vous intéresser