Forecasting 2022 : les prévisions pour le secteur de la construction, de l'alimentation et de la chimie
Perspectives pour le secteur de la construction : croissance en vue
La croissance est alimentée par les travaux publics, les plans de relance, les travaux de réparation après les inondations de cet été et... la mise en œuvre des nombreux projets de rénovation imaginés par les Belges au cours des différents confinements.
Pour ce qui est de la construction non résidentielle, le taux de croissance de la construction de locaux commerciaux continue d'être inférieur à celui des investissements eux-mêmes, une tendance qui se maintient depuis 2010. Un certain nombre d’opportunités ont pu être saisies dans le segment des espaces commerciaux et de stockage. Il ne semble pas y avoir de recul dans la construction de bureaux.
Dans la construction résidentielle, la chute de la production pendant la crise du coronavirus a été moins sévère que dans la construction non résidentielle. Les consommateurs n'ont pas mis un frein à tous leurs projets. Par conséquent, la baisse des permis s'est très rapidement inversée en 2021...
Dans le segment de la rénovation, outre une reprise rapide, on a également observé une dynamique structurelle. Pendant le confinement, les Belges ont eu le temps de rénover, de concevoir des projets de rénovation... et ont également pu mettre de côté l'argent qu'ils ne pouvaient pas dépenser dans l'horeca ou dans des voyages.
Les travaux publics sont portés par une tendance positive de l'investissement public (par exemple, les plans de relance, les soins de santé, etc.). Cette dynamique positive nous a permis de ne pas connaître de recul en 2020.
La réparation des dégâts causés par les inondations donnera également un coup de boost aux travaux publics. À plus long terme, la question est de savoir si le niveau d'investissement public peut être maintenu. Le risque est élevé que ces investissements soient réduits en raison de futures coupes budgétaires.
- Téléchargez la présentation
Perspectives pour l'industrie alimentaire : de l’optimisme, mais une pression à la hausse sur les prix de vente
Toutefois, une grande partie de l'augmentation du chiffre d'affaires est due à l'augmentation des prix de la production alimentaire, qui elle-même est le résultat de l'augmentation des prix des produits de base. Cependant, les canaux de distribution du secteur alimentaire évoluent de manière très variée. Les exportations et le commerce de produits alimentaires n'ont guère été affectés par la crise du coronavirus. L'horeca et la restauration, en revanche, ont fortement chuté et termineront l'année 2021 à un niveau de chiffre d'affaires inférieur de 40 % à celui observé avant la crise du coronavirus.
L’industrie alimentaire fait preuve d’optimisme pour 2022. Les entreprises ne voient encore guère d'obstacles à la production industrielle. Toutefois, la pression sur les marges suscite de vives inquiétudes. En raison de la hausse des prix des matières premières alimentaires (sucre, huile, céréales, viande et produits laitiers), de la forte augmentation des matériaux d'emballage tels que le plastique et l'aluminium et, enfin, de l'explosion du coût du transport des conteneurs, les prix de vente des produits alimentaires subiront également une pression à la hausse pour répercuter ces augmentations.
À plus long terme, la pénurie de personnel (hautement) (qualifié) menace de freiner considérablement la production, comme c'est le cas dans l'industrie technologique. Les postes vacants non pourvus dans l’industrie technologique atteignent un nombre record. À travers sa campagne #FoodHeroes, la fédération Fevia veut faire bouger les choses dans ce domaine. D'autres solutions telles que l'assouplissement des contrats de travail et l'investissement dans les technologies d'amélioration de la productivité figurent également parmi les priorités de l'industrie alimentaire. Il s’agit donc d’une bonne nouvelle pour les membres d'Agoria !
- Téléchargez la présentation
Perspectives pour le secteur de la chimie : vers un nouveau pic d'investissement ?
Cette croissance est due, entre autres, à la forte augmentation des exportations de vaccins, mais aussi à la fabrication de produits chimiques et à la transformation de matières plastiques, qui ont enregistré de très bons résultats au premier semestre 2022.
Les investissements, et c'est une bonne nouvelle pour les membres d'Agoria, ont atteint le niveau record de 2,3 milliards d'euros au cours de l'année 2020, marquée par le coronavirus. Jamais auparavant les investissements n’avaient été si élevés dans l’industrie chimique. Au cours du premier semestre de 2021, une nouvelle augmentation des investissements de 24 % a été enregistrée, de sorte que le niveau d'investissement atteindra très vraisemblablement un nouveau pic en 2022. À moyen terme, ce niveau élevé d'investissement pourrait ne pas être maintenu, car le taux moyen d'utilisation des capacités de production dans l'industrie chimique, qui s'élève à 76 %, se situe non seulement bien en dessous de la barre magique des 80 % depuis trois ans, mais aussi de la moyenne historique de 79,5 %.
Autre bonne nouvelle, la confiance des entreprises atteint un niveau très élevé dans les secteurs pharmaceutique, des produits chimiques de base, des produits chimiques de consommation et de la transformation des matières plastiques. En outre, la durée moyenne d'activité assurée (c'est-à-dire le carnet de commandes du secteur) s’avère très élevée et les stocks de produits finis très faibles. Il s'agit là de deux indicateurs avancés qui laissent présager une nouvelle croissance pour le secteur de la chimie en 2022.
- Téléchargez la présentation