COP 26 (4/5): que pouvez-vous encore faire en tant qu'entreprise pour réduire vos émissions de CO2 ?
La 26e Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), plus connue sous le nom de COP26, se tient du 1er au 12 novembre 2021 à Glasgow, en Écosse.
La COP26 réunira des gouvernements, des entreprises, des autorités locales et des représentants de la société civile pour discuter des mesures à prendre à l’échelle mondiale en matière de climat. La conférence vise principalement une plus grande ambition mondiale en matière de réduction des gaz à effet de serre afin que les objectifs en matière de température de l'accord de Paris puissent être atteints, ainsi qu’un accroissement des efforts mondiaux en matière de financement. .
Selon le GIEC, des réductions drastiques des émissions mondiales de gaz à effet de serre sont encore nécessaires pour maintenir le réchauffement climatique en dessous de 1,5 degré. L'Union européenne s'est déjà montrée particulièrement ambitieuse en amont de la COP26 en inscrivant dans une loi européenne sur le climat l'objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre au sein de l'UE (exprimées en CO2eq, abréviation conservée ci-après) de 55 % d'ici 2030 par rapport à 1990.

Source : Climat.be et le Comptes des émissions atmosphériques Bureau fédéral du Plan
L'industrie belge a déjà réduit ses émissions de CO2eq de 42 % au cours des 30 dernières années, mais elle devra encore intensifier ses efforts pour atteindre l'objectif global de -55 % d'ici 2030 et la neutralité climatique totale au plus tard en 2050. Ce constat s’applique bien entendu également à notre industrie technologique. Au total, les émissions directes de CO2eq dans les secteurs des non-ferreux, des fabrications métalliques et du numérique ont diminué de 9 % depuis 2000. Cette diminution est moins importante parce que l'industrie technologique est déjà moins énergivore que d'autres secteurs, mais aussi parce que de nombreuses entreprises pourraient encore améliorer leur efficacité énergétique, intensifier leur électrification et favoriser l'utilisation de carburants plus respectueux de l'environnement.
Ces émissions directes de CO2eq sont les émissions provenant des bâtiments, des transports et des activités liées à la production. Cela inclut notamment nos générateurs diesel, nos fours et installations de chauffage, nos voitures et camions, ou encore l'utilisation de réfrigérants dans les équipements de réfrigération et de climatisation. C'est ce que nous appelons également les émissions du scope 1, causées par des sources propres à l'organisation.
Au-delà du scope 1 – déterminez les limites de votre empreinte carbone en tant qu'entreprise
Mais le calcul de l’empreinte carbone ne s’arrête pas là. En tant qu'entreprise, vous pouvez déterminer votre propre responsabilité en matière d'émissions globales de CO2-eq de manière plus large, mais aussi vous pencher sur les émissions indirectes de scope 2, voire de scope 3.
- Le Protocole des gaz à effet de serre, soit le protocole le plus largement utilisé pour calculer les émissions de gaz à effet de serre dans le monde, définit le scope 2 comme les émissions de CO2eq provenant de la production d'électricité ou de chaleur achetée et consommée.
- Le scope 3 concerne les émissions de CO2eq générées par les activités commerciales d'une autre organisation, en amont et en aval de la chaîne de valeur. Cela peut inclure les émissions liées aux matières premières et aux matériaux achetés, mais aussi les émissions dans la phase d'utilisation et de déchets.
L'équipe Sustainability d'Agoria cherche à aider ses entreprises membres à devenir neutres sur le plan climatique
Agoria guide également les entreprises vers la neutralité climatique. Si vous avez des questions sur la façon de commencer, ou si vous souhaitez obtenir plus d'informations sur les instruments existants tels que les accords de branche et les primes énergie, contactez Bruno Vandezande.