Reprise : le marché européen des machines agricoles renoue avec la croissance en 2017 | Agoria

Reprise : le marché européen des machines agricoles renoue avec la croissance en 2017

Image
Publié le 01/06/17 par Nathalie Nicolas
Le marché européen des machines agricoles devrait renouer avec la croissance en 2017. Les perspectives de vente pour la plupart des pays européens s’avèrent timidement favorables, alors que le Baromètre des Affaires du CEMA , atteignait en mai son record mensuel depuis 2012. En dépit du climat positif régnant au sein du secteur, l’ensemble du marché européen des tracteurs a connu un nouveau recul au premier trimestre de 2017, même s’il n’est que de 1,3%.

Perspectives commerciales toujours mitigées, avec d’importantes divergences entre les pays

Le marché européen des machines agricoles devrait renouer avec la croissance en 2017. Les perspectives de vente pour la plupart des pays européens s’avèrent timidement favorables, alors que le Baromètre des Affaires du CEMA poursuit son ascension régulière, atteignant en mai son record mensuel depuis 2012.

En dépit du climat positif régnant au sein du secteur, l’ensemble du marché européen des tracteurs a connu un nouveau recul au premier trimestre de 2017, même s’il n’est que de 1,3%.

Alors qu’elle a progressé en Belgique (+4,9%), au Danemark (+12,6%), en Allemagne (+5,7%), en Italie (+13,8%), en Espagne (+22,3%) et au Royaume-Uni (+26,4%) au 1er trimestre (par rapport au 1er trimestre de 2016), la demande de tracteurs a baissé en Autriche (-10,3%), aux Pays-Bas (-2,3%) et en France (-25,9%). C’est cette dernière baisse, très marquée, qui, au vu de la taille du marché français, a maintenu l’ensemble du marché européen dans le négatif au 1er trimestre.

De manière générale, les ventes de tracteurs d’une puissance inférieure à 50 CV ou supérieure à 150 CV sont en augmentation tandis que la demande pour la plupart des catégories de puissance intermédiaires est faible.

Selon les experts économiques des associations nationales membres du CEMA, la demande de presses, faucheuses, pulvérisateurs, moissonneuses-batteuses et ensileuses devrait également diminuer en 2017.

Perspectives mitigées dans toute l’Europe

 Les perspectives globales des deux plus grands marchés européens de machines agricoles, à savoir la France et l’Allemagne, demeurent quelque peu mitigées. En France, le marché s’était rétracté de 8% en 2016 par rapport à 2015. Cette tendance négative devrait se poursuivre au même rythme durant le premier semestre de 2017. Le seul marché y échappant est celui des ensileuses.

En Allemagne, le marché des machines agricoles a enregistré un recul de 5% en 2016. Une reprise semble cependant se profiler peu à peu, une légère hausse étant attendue pour 2017, laquelle devrait être plus marquée sur les marchés des ensileuses et des presses. S’agissant des autres machines, le marché est stable ou ne devrait que légèrement progresser.

Le marché italien des machines agricoles affiche un déclin constant depuis 2012, avec un recul de 3,7% en 2016. Il devrait à nouveau se contracter, de 2,2%, en 2017. Cette évolution s’explique principalement par le faible taux de remplacement des tracteurs, lui-même dû aux modestes revenus des agriculteurs.

En 2017, comme en 2016, le marché espagnol devrait, quant à lui, progresser. Un rythme de croissance plus soutenu est attendu pour les pulvérisateurs, le matériel de préparation du sol, les semoirs et les planteuses. La progression devrait être moins marquée sur le marché des tracteurs.

 Comme prévu, le Brexit a eu un certain impact sur le marché britannique. La situation financière de ses agriculteurs s’est améliorée grâce à l’affaiblissement de la livre sterling qui, dans le même temps, a fait augmenter le prix des machines importées. En 2017, le marché britannique des machines agricoles devrait se stabiliser, après une baisse de 2% en 2016. Celui des tracteurs devrait, quant à lui, à nouveau progresser, ayant connu en 2016 son niveau le plus bas en 15 ans. Une amélioration est également attendue pour les semoirs et mélangeuses, tandis que le marché des semoirs en ligne et faneuses est en baisse après une excellente année 2016. La demande pour la plupart des autres types de machine devrait rester plus ou moins stable.

Aux Pays-Bas, c’est la demande de tracteurs et pulvérisateurs qui devrait être inférieure à celle de 2016. En ce qui concerne les tracteurs, cette évolution s’inscrit dans la tendance observée ces dernières années. La demande de faucheuses, presses, ensileuses et moissonneuses-batteuses devrait, quant à elle, progresser modérément. Dans l’ensemble, le marché néerlandais devrait demeurer stable.

En Belgique, le marché s’était contracté en 2016 et devrait se stabiliser en 2017. Après une diminution de 3%, la demande de tracteurs devrait encore chuter d’environ 10% cette année. La plupart des autres types de machine ont connu une faible baisse en 2016, laquelle devrait se poursuivre ou, au mieux, se stabiliser en 2017. Le marché des ensileuses, en légère croissance, fait figure exception.

En Autriche, le marché des machines agricoles avait progressé de 5,4% en 2016.

 

Un Baromètre qui continue à grimper

 En général, les perspectives commerciales sont un peu plus optimistes pour les marchés étrangers (en dehors de ceux décrits ci-dessus). Cette évolution devrait booster la production dans plusieurs pays, malgré une demande intérieure faible. Elle explique également l’enthousiasme grandissant observé chez les fabricants répondant au sondage mensuel permettant d’établir le Baromètre des Affaires du CEMA.

Celui-ci indique clairement des prévisions commerciales en forte hausse pour les mois à venir. Alors qu’en octobre 2016, la plupart des entreprises prévoyaient un marché stable ou en baisse dans les six mois suivants, une majorité de 53% s’attend à présent à une hausse de son chiffre d’affaires dans les six mois à venir.



Le Baromètre des Affaires du CEMA est une enquête mensuelle envoyée à l’industrie européenne des machines agricoles et couvrant toutes les principales catégories de produits. Il fournit dès lors un aperçu régulier du climat des affaires sur la base du « sentiment » actuel des entreprises et du chiffre d’affaires attendu dans les 6 prochains mois.

 

Cet article était-il utile ?