Les travaux par tiers représentent un 1/3 du coût de la mécanisation des exploitations wallonnes | Agoria

Les travaux par tiers représentent un 1/3 du coût de la mécanisation des exploitations wallonnes

Publié le 29/07/14 par Nathalie Nicolas

Le bulletin d'Agro-service, la fédération des entrepreneurs de travaux agricoles, propose le résumé d'une analyse faite par l'administration wallonne à propos des dépenses réalisées par les agriculteurs dans la mécanisation, la location de machines et le recours à des tiers.

En analysant la comptabilité de plus de 450 exploitations (cultivateurs et éleveurs bovins), on observe qu'ils ont investi, de 2008 à 2012, entre 28.000 et 35.000 euros en matériel propre : tracteurs, machines diverses, trayeuses, outillage,...  Ils ont consacré près de 13.000 euros au travail effectué par des tiers. Ces dernières années, les agriculteurs wallons ont consacré plus de budget à la mécanisation.

L'année la plus récente de cette analyse, 2012, montre un investissement de 35.000 euro en mécanisation propre. Entretien et carburant ont coûté cette année-là, aux agriculteurs, autant que l'amortissement des machines. Ces dernières années, ils ont plus souvent opté pour la location de machines et/ou l'affiliation à un CUMA (utilisation de machines en commun). Agro-service fait d'ailleurs remarquer que le partage de machines est plus populaire dans le sud du pays qu'en Flandre. Par rapport au coût du travail par tiers, cela reste encore relativement limité (de 810 euros en 2008 à 2.913 euros en 2012). Le recours à des tiers est un poste plus constant qui peut atteindre 12.000 à 13.000 euros par an. 

Tout cela pris en considération, il apparaît que le coût du travail effectué par des tiers représente environ un tiers des coûts globaux de la mécanisation pour les agriculteurs wallons. Pratiquement la totalité des 450 agriculteurs analysés ont fait appel au moins une fois par an à un sous-traitant. Cela représente une dépense de 155 euros par hectare. C'est pour les betteraves, la chicorée, les pommes de terre et le maïs fourrager que le recours aux tiers est le plus cher : le recours à des tiers disposant du métériel spécifique pour ces récoltes est quasi systématique, ce qui peut faire grimper le prix jusqu'à 300 euros par hectare. Ces machines, plutôt chères, ne sont en effet utilisables que durant une courte période, ce qui les rend difficilement amortissables.  De plus, l'entrepreneur de travaux agricoles vient avec son propre personnel ce qui permet de faire face aux pics de travail.

Que retenir de cette analyse de l'administration wallonne ? Qu'il y n'a pas de lien clair entre la taille de l'exploitation et la mesure dans laquelle il est fait appel à la sous-traitance agricole : une petite exploitation agricole peut plus difficilement justifier l'achat de grosses machines, alors qu'une plus grande exploitation ne dispose parfois pas du personnel pour faire le travail elle-même.

Source : Bulletin Agro-Service avril-mai-juin 2014

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