Brexit : Leave, Remain ou 'entre-deux' ? Quelle est la position d'Agoria ? (1) | Agoria

Brexit : Leave, Remain ou 'entre-deux' ? Quelle est la position d'Agoria ? (1)

Publié le 08/07/16

Même si la situation politique est encore très confuse et volatile, il est attendu que le Royaume-Uni notifie formellement son intention de se retirer de l’Union européenne suite au référendum du 23 juin. S’ensuivront des négociations entre l’UE et le RU afin de conclure « un accord fixant les modalités de son retrait, en tenant compte du cadre de ses relations futures avec l’Union ».

Ces négociations futures devraient porter en grande partie sur l’accès du RU au marché intérieur de l’Union européenne qui concerne la libre circulation des marchandises, des personnes, des services et des capitaux.

Suite au résultat du référendum, Agoria plaide pour que les relations économiques avec le Royaume-Uni soient autant que possible maintenues.

Le Royaume-Uni est un partenaire de premier plan de l’industrie technologique belge. Le maintien ou la réintégration - d’une façon ou d’une autre - du Royaume Uni  dans le marché unique européen est dès lors important afin d’assurer la continuité du libre commerce de biens et de services.  La garantie de la libre circulation des travailleurs et la participation du Royaume-Uni dans les programmes européens d’innovation représentent également des points d’attention pour nos secteurs.

Dans ce contexte, si le Royaume-Uni devait notifier officiellement son départ de l’UE, Agoria estime que l’Espace Economique Européen (auquel appartient la Norvège) pourrait être la solution de référence.

Importance des échanges commerciaux entre la Belgique et le Royaume-Uni au sein du marché intérieur :

Le Royaume-Uni est un acteur important du marché unique européen avec ses 65 millions d’habitants sur un total de 508 millions (UE-28).

Mais que représente le Royaume-Uni pour l'industrie technologique belge ? Pour répondre à cette question de la manière la plus objective possible, nous avons examiné 3 indicateurs : 

  • les exportations de produits technologiques vers le RU,
  • les investissements étrangers directs du RU dans l'industrie technologique de notre pays,
  • le nombre de filiales d'entreprises belges du secteur technologique au RU. 

Le Royaume-Uni est pour notre industrie technologique le 4e partenaire commercial le plus important. Pratiquement aussi important que les Pays-Bas. Nous y exportons pour 7,1 milliards d'euros de produits technologiques. C'est environ 10% des exportations totales de l'industrie technologique !

Nous exportons surtout des équipements de transport  (3,8 milliards d'euros). Dans ce domaine, le RU représente le 2e partenaire le plus important après l'Allemagne.  Dans les secteurs des machines (1,1 milliards d'euros), des produits électrotechniques (1,3 milliards d'euro) et des produits métalliques (0,6 milliards d'euros), le RU est chaque fois le 4e ou 5e marché le plus important. 

Trente membres d'Agoria sont aux mains d'actionnaires britanniques.  Ce qui fait que 3.678 des 275.000 travailleurs de l'industrie technologique belge sont dans une entreprise britannique. Ce nombre augmente de manière continue et régulière, année après année. Cela fait du RU le 8e investisseur étranger dans l'industrie technologique belge.

54 membres d'Agoria ont au moins une filiale au Royaume-Uni. À peu près tous les secteurs de l'industrie technologique investissent au Royaume-Uni : le pays se trouve au cinquième rang après l'Allemagne, la France, les Pays-Bas et les USA. Nous n'exportons donc pas juste beaucoup vers le RU mais nous y gérons aussi une capacité commerciale et de production relativement importante.

Tout cela fait que le Royaume-Uni arrive juste après le top 3 de nos partenaires commerciaux les plus importants (constitué de l'Allemagne, de la France et des Pays-Bas), et il se situe dans le top 5 (avec les USA). La Belgique en général, et l'industrie technologique en particulier, accorde donc une grande importance au fait que des relations d'affaires, importations et exportations les plus libres possible soient maintenues,  et à ce que l'on puisse continuer à échanger en subissant le moins de restrictions possible aux frontières.

La suite de cet article prochainement sur AOL et  www.agoria.be

Lire également :Brexit : Et maintenant, quoi ?

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