Qui est compétent, qui est qualifié ? | Agoria

Qui est compétent, qui est qualifié ?

Publié le 13/11/13 par Wouter Vandessel

Dans la réglementation du bien-être au travail, il est souvent fait référence aux travailleurs "compétents" et "qualifiés". Le présent article vous explique ce qu'il faut entendre par ces termes.

Qui sont ces travailleurs ?

On pense aux caristes, aux opérateurs de pont roulant, aux travailleurs exécutant des travaux sur installations électriques (BA4/BA5), mais également aux personnes qualifiées qui contrôlent les équipements de travail soumis à des influences externes (l’usure, notamment).

Qui attribue la qualification ?

La réponse est simple : l’employeur (ou quelqu’un d’autre "sous la responsabilité de l’employeur").

Comment la qualification peut-elle être établie ?

Le travailleur peut suivre des formations qui représentent une composante utile des compétences exigées en vue de l’attribution de la qualification. Au final, c’est toutefois l’employeur même qui juge de la pertinence du cours donné, si bien qu’il peut éventuellement ajouter des connaissances supplémentaires jugées nécessaires pour remplir les conditions, compte tenu de la situation au sein de son entreprise.

L’opérateur de formation (externe) constitue donc une composante du processus d’attribution de la qualification et n’est pas habilité à délivrer une attestation de qualification.

Plan par étapes pour l’attribution de la qualification (consigné par écrit) :

  • définition de l’activité nécessitant une qualification ou une compétence,
  • définition des connaissances, des aptitudes, de l’expérience, des formations (internes/externes), etc. nécessaires,
  • sélection des collaborateurs satisfaisant au critère de compétence,
  • inscription de la qualification dans une matrice de compétences, en faisant éventuellement référence à des certificats, des diplômes…  

Justification

Il est indispensable que l’attribution de cette qualification puisse être démontrée :

  • connaissances concernant les activités liées à une installation ou un équipement de travail ;
  • connaissances des risques propres à l’entreprise ;
  • procédures de travail propres à l’entreprise ;
  • la nature de l’installation, l’environnement et les circonstances ;
  • nature des activités autorisées : quelles sont celles que la partie concernée peut explicitement exercer ?  

Comment ?

La preuve peut être apportée, par exemple, par l’intermédiaire :

  • de déclarations de compétence manuscrites,
  • d’attestations délivrées par les instances de formation (externes),
  • de matrices de compétences et de formations tenues en interne,
  • de l’expérience,

Dans tous les cas, il conviendra de noter lors de chaque formation :

  • les personnes présentes, 
  • le contenu de la formation,
  • la manière d’évaluer (examen ou suivi par la ligne hiérarchique),
  • l’évaluation de la compétence ou de l’incompétence du travailleur (la réussite ou l’échec et l’obtention ou non de la qualification).  

Formation

Une formation peut être suivie tant en interne qu’en externe, selon que les connaissances et les compétences nécessaires à la transmission des informations sont présentes ou non en interne. Une formation est en tout cas nécessaire aux moments suivants :

  • avant d’exercer une activité donnée ;
  • en cas de modification du processus ou de la technique, par exemple un changement au niveau de l’équipement de travail (passer d’un gerbeur à mât rétractable à un chariot élévateur) ou au niveau des spécifications de l’installation (passer d’un travail sur installations basse tension à un travail sur installations haute tension) ;
  • en cas de changement des circonstances (introduction d’un nouveau plan de circulation interne p. ex.) ou des influences de l’environnement (passer d’un milieu sec à un milieu humide)… ; 
  • lors des recyclages réguliers, dont les circonstances déterminent la fréquence. 

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