Développement et validation des 'driving monitoring systems' : deux défis majeurs pour l'industrie automobile | Agoria

Développement et validation des 'driving monitoring systems' : deux défis majeurs pour l'industrie automobile

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Publié le 02/04/21 par Sébastien Paternotte
Fin 2019, la Commission européenne a publié une révision du règlement (UE) 2019/2144 relatif à la sécurité générale (General Safety Regulation ou GSR). Ce règlement prévoit l’installation obligatoire progressive de systèmes de sécurité avancés à partir de 2022 sur les nouveaux véhicules vendus au sein de l’Union européenne. Ces nouvelles obligations visent à atteindre l’objectif ambitieux « vision zéro » : amener le nombre de morts et de blessés graves sur les routes à un niveau proche de zéro d’ici à 2050.

La Commission est actuellement en train de finaliser les actes délégués qui détailleront les exigences techniques de ces nouveaux systèmes. Certains des projets de texte sont déjà disponibles, notamment concernant les avertisseurs de somnolence et de perte d’attention du conducteur (DDAW), les systèmes d’adaptation intelligente de la vitesse (ISA) et les systèmes d’urgence de maintien de la trajectoire (ELKS).

Les avertisseurs de somnolence et de perte d’attention du conducteur font partie de ce que l’on appelle les « systèmes de surveillance du conducteur » (Driver Monitoring Systems ou DMS), qui fournissent des informations sur le conducteur et son comportement. Ces systèmes sont utilisés dans diverses applications pour améliorer la sécurité mais aussi le confort et l'expérience de l'utilisateur. Leur développement et leur validation constituent deux défis majeurs pour l'industrie automobile, mais aussi pour les régulateurs, la difficulté étant de les maintenir à un prix abordable tout en améliorant la sécurité routière et en encourageant leur adoption par les utilisateurs.

Agoria contribue activement au développement de la réglementation relative aux DDAW en faisant profiter les groupes de travail dédiés du CLEPA de l’expertise de ses membres. L'accent a été mis dans ce cadre sur le développement d'un protocole de validation, ce processus impliquant un grand nombre de facteurs techniques et humains. Si les questions techniques peuvent être évaluées de manière assez objective et directe, l'évaluation des facteurs humains est plus complexe. 

Phasya, une entreprise membre d'Agoria, partage sa vision de l'avenir du développement et des méthodologies de validation des DMS dans une publication intéressante. Ce livre blanc présente une méthodologie de validation basée sur une approche multi-niveaux et multidisciplinaire et fournit des recommandations en vue d’un développement plus agile et plus accessible des futurs DMS.

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