Cette année encore, des experts en énergie des quatre coins du pays se sont rassemblés chez Agoria, à Bruxelles, pour écouter les prévisions de Fatih Birol, directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), lors de l’événement World Energy Outlook 2017, organisé par l’Energy Technology Club d’Agoria. Que faut-il retenir de son discours enthousiaste ?


 Fatih Birol: « Aucun pays n’est un îlot en matière d’énergie. Les choix ont un impact énorme sur tout et tout le monde. »

WEO #TakeAways

1

Les USA, leader incontesté du pétrole et du gaz

En 2011, on avait déjà dit que les États-Unis seraient le plus grand producteur pétrolier en 2017. Avec une production de 10 millions de barils par jour (ce qui est d’ailleurs la plus importante production jamais enregistrée), cette prévision s’est réalisée.

2

L’énergie solaire va devenir la moins chère

La Chine, l’Inde et les États-Unis mènent le peloton de la production d’énergie solaire, tandis que l’Europe investit le plus dans l’énergie éolienne. Ce mix est favorable à la flexibilité dans le jeu de l’offre et de la demande d’énergie, et représente une évolution très positive pour l’abordabilité des énergies renouvelables.

3

L’éclaircie chinoise

Il ne faut pas sous-estimer l’effet de la Chine. Dans le domaine des énergies renouvelables, essentiellement le solaire et l’éolien, la Chine a connu une énorme croissance. Pas moins de 6 panneaux solaires sur 10 y sont fabriqués. Mais elle ne se distingue pas seulement sur le plan du renouvelable : la Chine devient le pays n° 1 dans l’énergie nucléaire et parvient à construire des centrales nucléaires moins onéreuses.

4

L’avenir est électrique

Plusieurs facteurs expliquent cette tendance. Le moteur industriel qui tourne à plein régime, la climatisation, la numérisation et l’augmentation du nombre de voitures électriques. 2017 a été une année record avec 2 millions de voitures électriques produites. Cette production contraste toujours fortement avec celle des voitures thermiques, à savoir 1 milliard, mais la croissance des véhicules électriques est en marche et on ne pourra plus l’arrêter dans les prochaines années.

Les gouvernements subventionnent généreusement les voitures électriques et les coûts de production ne vont faire que baisser. Mais le prix du pétrole ne va pas pour autant diminuer. Paradoxal, pensez-vous ? Il ne faut pourtant pas chercher la raison bien loin... La demande de pétrole émane essentiellement des secteurs du transport (camions, navires et avions) et de la pétrochimie. C’est une donnée intéressante, car lorsqu’on parle d’efficacité énergétique, il est remarquablement peu question de cet aspect.

5

Paris semble loin

En raison des tendances politiques actuelles, nous sommes loin de l’accord de Paris. Et même si la lutte contre le réchauffement climatique reste le principal objectif, on en fait trop peu aujourd’hui pour atteindre cet objectif. Il faut redoubler d’efforts en matière d’efficacité énergétique ; nous devons davantage miser sur l’énergie solaire et sur la mobilité électrique.

Les tendances dans le paysage énergétique offrent énormément de possibilités, mais nous devons être vigilants pour éviter les pièges. C’est aux autorités et à l’industrie de maintenir leurs efforts, voire de les accroître, si nous voulons atteindre les objectifs.

 

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