Actuellement, dans le cadre de la politique en matière de performance énergétique des bâtiments (PEB), cette dernière est calculée sur une base mensuelle. Ce choix a un impact sur la précision avec laquelle cette performance est déterminée. L'application de la méthode horaire offre une possible solution pour simplifier l'intégration de technologies de construction innovantes dans la politique en la matière.


En 2019, l’EPB Center a réalisé pour Agoria une étude des possibilités de faire calculer la méthode PEB sur une base horaire.

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Combinaison des méthodes mensuelle et horaire

Pour l'étude, le EPB-Center s'est fondé sur la norme NBN EN ISO 52016-1, qui décrit notamment un calcul permettant de déterminer les besoins énergétiques nécessaires pour le chauffage et la climatisation des bâtiments. Pour les technologies du bâtiment en particulier, le niveau de détail peut avoir un impact considérable sur la précision de la performance énergétique finale. Cet impact est d’autant plus important que la performance énergétique est élevée. La plupart des méthodes de calcul de la performance énergétique reposent actuellement sur une base mensuelle. La norme NBN EN ISO 52016-1 offre donc la possibilité de combiner les méthodes mensuelle et horaire et de faciliter ainsi la mise en œuvre. Entre-temps, plusieurs pays européens ont entamé des démarches en ce sens. 

Prise en compte de zones

La détermination de la performance énergétique d’un bâtiment est basée sur un zonage. Concernant la méthode horaire, l’on s’interroge souvent sur la façon dont les résultats par zone peuvent être agrégés : par addition ou par couplage thermique. Cette dernière option signifie qu’il est également tenu compte de l’échange de chaleur entre les espaces. L’inconvénient est qu’il n’est pas toujours évident de déterminer les températures nécessaires dans les pièces adjacentes. L’impact sur le calcul est en outre négligeable ; dans les programmes de simulation également, les zones sont dès lors considérées séparément et non couplées thermiquement. Au final, les résultats sont sensiblement identiques. L’addition semble donc être l’option la plus évidente. 

Rôle dans la simplification de la méthode PEB

Dans la méthode horaire, le comportement d’une technologie de construction est modélisé à l’aide d’algorithmes plutôt que par le biais de facteurs de correction, comme pour la méthode mensuelle. Les facteurs de correction doivent être définis dans la réglementation ; l’intégration de produits innovants peut donc prendre un temps considérable. En utilisant la méthode horaire, la détermination de facteurs de correction séparés n’est en principe plus nécessaire. Non pas parce que plus aucuns facteurs de correction ne s’appliquent, mais parce que leur effet est négligeable. L'intégration de la méthode horaire pourrait donc théoriquement conduire à une réduction du délai d'intégration de produits innovants. 

Prochaines étapes

Les résultats de l'étude montrent qu'une application de la méthode horaire peut certainement résulter en une baisse des besoins énergétiques. Cependant, une comparaison avec la méthode PEB belge reste nécessaire pour pouvoir évaluer l'impact sur la performance énergétique. L’une des difficultés est de déterminer dans quelle mesure les paramètres des deux calculs correspondent. L’étape suivante consistera donc à examiner les possibilités d’élaborer un certain nombre de business cases dans le cadre desquels les deux méthodes pourront être comparées.

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