Cela fait trois ans à peine que l'entreprise s'est mise au marketing de contenu. Afin de faire la différence dans un marché de plus en plus compétititif. Comment s'y est-elle prise ? Quelles sont les bonnes pratiques ?


"Jusqu'il y a peu, nous étions connus pour nos applications mobiles, les clients venaient à nous sur la base de notre réputation dans le développement des applications mobiles… Pas besoin de marketing. Mais avec le temps, notre gamme de services s'est étoffée, complexifiée, la compétition s'est énormément développée, les talents se sont fait rares. Et nous avons misé sur le marketing de contenu pour faire la différence. "

C'est alors que Marie Martens, une ancienne du Persgroep, est engagée chez In The Pocket, dont elle est depuis la Marketing Manager. " Nous nous positionnons comme un 'digital product studio', explique-t-elle. Un concept assez large pour couvrir la définition de stratégies digitales, la maîtrise des nouvelles technologies (réalité virtuelle, intelligence artificielle), l'ergonomie des interfaces, le développement logiciel,… Nous occupons plus d'une centaine de personnes à notre siège gantois et dans notre filiale louvaniste. " L'entreprise compte parmi ses clients Colruyt, Barco, Atlas Copco…

Marie Martens : " Notre objectif n'est pas tant la quantité de contenu que son efficacité en terme de qualification des prospects. "

Du contenu 'qualifiant'

Intégrée au département Sales & marketing, la cellule marketing s'est vu assigner trois objectifs : soutenir l'employer branding, crucial dans le secteur, développer la réputation de leader dans son domaine et, surtout, générer des leads pour le commercial. " Nous essayons donc de développer notre contenu en phase avec les efforts des sales – s'ils approchent le marché aéroportuaire, nous allons lancer un dossier sur le sujet, par exemple. "

" Notre objectif n'est pas tant la quantité de contenu que son efficacité en terme de qualification des prospects. Nous voulons ainsi générer des leads marketing (téléchargements d'un certain type de contenu de haut niveau) et vente (en fonction du titre, du secteur, de la taille de l'entreprise). C'est ensuite les sales qui prennent le relais pour transformer ces contacts en opportunités et en clients. "

Du contenu, mais pas que ça

Une machine bien huilée préside au plan de contenu. " Chaque trimestre, nous décidons d'un thème – par exemple, récemment l'intelligence artificielle, poursuit Marie Martens. Un livre blanc est alors produit et toute une série de formats de contenu vont le promouvoir : blogs, mailings, vidéo, podcasts. La diffusion se fait de manière organique via les moteurs de recherches, des campagnes payantes sur LinkedIn, nos propres newsletters… "

Interpellant : toute digitale qu'elle soit, l'entreprise n'a pas renoncé au format imprimé, au contraire. " Chaque année, nous publions en effet, à l'occasion de notre événement annuel, un ouvrage sur les tendances technologiques. Il est bien sûr également téléchargeable. Mais la version imprimée connaît un beau succès puisque nous avons dû la rééditer ! "

 Toute digitale qu'elle soit, l'entreprise n'a pas renoncé au format imprimé, au contraire.

Les trois conseils de Marie Martens :

  • Ciblez votre contenu en fonction de la responsabilité du lecteur, du secteur. Cela dopera son efficacité.
  • Complétez votre mix de formats de contenu par un événement: rien ne vaut le contact humain surtout si le processus de vente est long et complexe.
  • Liez le plan de contenu aux efforts commerciaux – c'est la condition pour quel leads soient effectivement convertis.

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