Agoria lance chaque semaine une piste pour une relance réussie qui n’exerce pas un impact substantiel sur le budget de l’État mais peut s’avérer très bénéfique pour la société et les entreprises. Cette semaine : continuer d'assurer la flexibilité nécessaire pour les travailleurs et employeurs.


Si le coronavirus a mis à genoux l’économie belge, elle n’est pas vaincue pour autant. Au contraire, les employeurs et les travailleurs ont lutté côte à côte ces derniers mois pour faire face à la tempête. Mais le combat n’est pas terminé, ni la crise écartée. C’est pourquoi Agoria demande au gouvernement de s’employer à prendre des mesures qui permettent aux employeurs et aux travailleurs de réagir de manière flexible aux hauts et aux bas de leur niveau d’activité. Nous pensons à la prolongation du système de chômage temporaire, à la mutualisation des ressources en personnel entre entreprises et à l’assouplissement du régime pour les heures supplémentaires actuel. Car, pour relancer notre économie avec succès et vaincre la crise ensemble, la flexibilité est absolument indispensable.

Proposition 6 : continuer d'assurer la flexibilité nécessaire pour les travailleurs et les employeurs.

Quels problèmes la crise du coronavirus a-t-elle entraînés ?

Personne n’a été épargné par la crise du coronavirus. Toutefois, son impact diffère parfois considérablement, et ce tant au niveau des travailleurs qu’au niveau des entreprises.

Travailleurs : beaucoup doivent continuer à travailler (soins de santé, alimentaire...), d’autres ne travaillent plus (collaborateurs travaillant à l’extérieur, fonctions commerciales... mais aussi travailleurs de l’horeca, de l’événementiel et du tourisme), d’autres encore sont confrontés à des conditions de travail très difficiles, par exemple en raison de la garde des enfants, et d’autres enfin disposent de plus de temps pour travailler (p. ex. parce que la vie sociale et le temps consacré aux loisirs était réduit[e] ou tout simplement inexistant[e]). Certains travailleurs subissent également une importante perte de revenu, tandis que d’autres perçoivent un revenu plus élevé en raison de la nécessité d’effectuer des prestations supplémentaires.

Grande diversité également parmi les entreprises : et ce même à l’avenir : certaines entreprises connaîtront un surcroît de travail à l’automne parce qu’elles s’attendent à un pic des activités qui ont été remises à plus tard, comme les travaux de maintenance et de réparation, tandis que d’autres s’attendent à une diminution de leurs activités en raison de la baisse de la demande due à des investissements retardés ou parce qu’elles font partie de certains sous-secteurs (p. ex. industrie et maintenance aéronautique). Au cours du prochain semestre et en 2021, il faut s’attendre à ce que le niveau d’activité des entreprises et celui des travailleurs puissent varier du tout au tout.

Face à ce constat, les autorités ont mis en place des mesures telles que le chômage temporaire pour cause de force majeure, le congé parental corona, les heures supplémentaires corona, l’assouplissement des règles de mise à disposition,...

Que proposons-nous ?

Les autorités doivent continuer à garantir la flexibilité nécessaire pour faire face aux fluctuations du taux d’activité des entreprises et de leurs travailleurs.

Concrètement :

Le maintien d’un certain nombre de mesures telles que l’accès aisé au chômage temporaire associées à un soutien aux initiatives permettant au personnel des entreprises qui connaissent une perte de capacité de travailler temporairement pour d’autres entreprises. Lien vers notre initiative : www.agoria.be/talent/fr/

Un élargissement d’un certain nombre de mesures existantes est également souhaitable afin que les travailleurs et les employeurs puissent en tirer pleinement profit pendant la période de relance. Cette mesure permettra de répondre à l’augmentation temporaire de l’activité des entreprises attendue à l’avenir. Concrètement, nous pensons à une augmentation temporaire d’un certain nombre de limites annuelles :

  • heures supplémentaires volontaires à la demande du travailleur : de 120 à 220 heures ;
  • heures supplémentaires prises en compte pour la dispense de versement du précompte professionnel : de 180 à 220 heures ;
  • paiement du repos compensatoire pour heures supplémentaires à la demande du travailleur : de 91 à 220 heures.

En quoi est-ce important ?

La crise du coronavirus a des répercussions sur le niveau d'activité qui diffèrent fortement d'une entreprise à l'autre : certaines connaîtront encore une pénurie (temporaire) de travail, d'autres devront rattraper leur retard ou faire face à un surcroît d'activité. Pour que la politique de relance soit couronnée de succès, celle-ci doit à tout prix fournir un cadre qui permette à la fois de surmonter cette période difficile et d'ouvrir la voie à un retour à la normale.

Vous trouvez cette proposition intéressante ? Téléchargez ici le PDF (157,5 kB) ! 

Pourquoi une telle campagne ?

Maintenant que nous sortons peu à peu de notre confinement, les dégâts deviennent évidents et des milliards d'euros d'aide sont distribués pour sauver l'économie. Mais tout ne doit pas forcément coûter cher. La campagne "#Letstechtogether" d'Agoria lance chaque semaine une proposition qui ne coûte rien de plus et qui pourtant peut rapporter rapidement beaucoup à la société.
Téléchargez notre texte de vision globale

Lisez les précédents articles de cette série :