Le gouvernement financera des applications pour la revalidation chez les patients ayant subi une arthroplastie totale de la hanche ou du genou. Il s'agit là de demandes visant à soutenir un traitement chez le kinésithérapeute ou à l'hôpital à distance. Dans un premier temps, elles seront utilisées dans le cadre d'une étude clinique comparative.


Étude comparative

Les applications mobiles sont incluses dans le plan de traitement pour les patients qui subissent une arthroplastie totale de la hanche ou du genou pour la première fois. Dans une première phase, l'INAMI financera leur utilisation dans le cadre d'une étude clinique comparative : à partir du 1er octobre 2020, les patients de plusieurs hôpitaux pourront opter pour une revalidation classique ou un programme de revalidation soutenu par une application. Les patients n'auront pas à payer de supplément pour l'utilisation de l'application et des capteurs associés.

Grâce à cette étude, les patients qui le souhaitent auront déjà accès à un programme de revalidation avec un soutien à distance. Pendant ce temps, les décideurs politiques, le secteur de la santé et les développeurs d'applications peuvent collecter des données supplémentaires sur l'efficacité et la rentabilité de la revalidation assistée par une application. L'UZ Gent coordonnera l'étude, sous la supervision du Centre Fédéral d’Expertise des Soins de Santé (KCE).

Mobile Health Belgium

Le financement de l'utilisation d'applications dans le cadre d'essais cliniques est un nouveau pas en avant dans l'histoire du mobile health. La ministre De Block a créé la plateforme MHealthBelgium en octobre 2018, en collaboration avec les fédérations sectorielles Agoria et beMedTech, l'INAMI, l'AFMPS et la plateforme eHealth, afin de promouvoir les applications mobiles fiables dans le secteur de la santé. Les entreprises peuvent enregistrer leurs applications mobiles pour validation sur cette plateforme.

Pour l'évaluation, MHealthBelgium utilise une pyramide de validation composée de trois niveaux. Le premier niveau a été mis en service l'année dernière, les applications à ce niveau ont un marquage CE et sont conformes au règlement général européen sur la protection des données. Le deuxième niveau a été mis en place en mai de cette année. En plus de toutes les exigences du niveau 1, les applications de deuxième niveau répondent à une série de critères stricts en matière de TIC et de respect de la vie privée et peuvent communiquer avec les applications numériques existantes dans le secteur des soins de santé belge.

L'INAMI développe actuellement un modèle de financement pour les applications de troisième et dernier niveau. Le financement d'applications de revalidation dans le cadre d'un essai clinique en est un avant-goût.