Les besoins en matière de stockage et de traitement des données ne cessent de croître. « Cette croissance va se poursuivre de façon exponentielle dans les années à venir », explique Frederik Dewulf, General Manager d'Interxion Belgium, un groupe de centres de données neutres vis-à-vis du cloud et des opérateurs. « Les entreprises recherchent de plus en plus souvent des solutions IT flexibles et évolutives pour le stockage de leurs données. » Interxion évolue en permanence pour satisfaire à cette demande. « Nous le faisons en investissant constamment. Récemment, nous avons par exemple ouvert un nouveau centre de données, BRU2, mais nous investissons également dans de nouvelles technologies."


Que fait exactement un centre de données comme Interxion ?

Frederik Dewulf : « Un centre de données, c’est un bâtiment spécialisé où les clients peuvent faire héberger leur infrastructure IT.  Le client gère ses appareils.  Nous assurons un environnement optimal pour l’infrastructure IT de nos clients, avec système de refroidissement, alimentation électrique et garanties en matière de confidentialité et de sécurité. On appelle cela la colocation dans le jargon.  À partir de notre centre de données, nous offrons en outre un accès sécurisé au cloud public pour les clients qui le souhaitent.  Dans ce cas, nous parlons d’une solution cloud hybride.

« De nombreuses entreprises travaillent dans le cloud, mais souhaitent conserver une partie de leurs données au niveau local. C’est précisément à cette attente que répond un centre de données hyperconnecté, neutre vis-à-vis du cloud et des opérateurs. Grâce au cloud hybride, les clients combinent les avantages de leur propre environnement IT avec les services d’un cloud public. Au niveau européen, nous avons développé le service Cloud Connect. Les personnes qui optent pour une colocation dans notre centre de données bénéficient également d’un accès aisé à diverses plateformes cloud, comme Microsoft, Amazon AWS, Oracle Cloud, Google Cloud,... ».

Les entreprises sont-elles suffisamment familiarisées au concept de cloud hybride ? Un important travail de sensibilisation est-il encore nécessaire ?

Frederik Dewulf : « Je remarque que les entreprises connaissent le concept, mais qu’elles sont relativement peu nombreuses à passer complètement aux services cloud. Les avantages des différents services cloud sont connus, mais cela ne signifie pas que tout le monde va se lancer massivement dans ces services. Les entreprises doivent développer leur stratégie interne en la matière et cela demande du temps. Certaines entreprises le font plus rapidement que d’autres. Mais la plupart d'entre elles sont convaincues que le cloud hybride est la voie qu’elles suivront au final.

 « Avec le modèle du cloud hybride, les clients combinent les avantages de leur propre environnement IT avec les services d'un cloud public. En colocation, elles peuvent facilement faire appel à différents fournisseurs et services. » 

Frederik Dewulf, General Manager, Interxion België

Quelles évolutions observez-vous actuellement sur le marché ?

Frederik Dewulf : « Les besoins en matière de stockage de données augmente et cette croissance se poursuivra de manière exponentielle dans les années à venir. Nous le constatons à divers niveaux. Les gens sont habitués à échanger très rapidement entre eux des fichiers, photos et vidéos.   Ces données transitent naturellement par un centre de données. Afin de continuer à répondre à cette gigantesque demande en matière de stockage de données, Interxion doit bien sûr aussi évoluer en permanence. »

Comment répondez-vous à cette demande croissante ?

Frederik Dewulf : « Premièrement, en adaptant notre propre infrastructure à la densité accrue des serveurs hébergés ici. Avant, il était par exemple habituel d’avoir des armoires à serveurs de 2,5 kW, alors qu’aujourd’hui, nous voyons régulièrement des armoires de 20 kW. Cela implique que davantage de données sont traitées sur une même surface. Cette densité importante d’armoires et de serveurs dans un centre de données consomme non seulement énormément d’énergie, mais fait également augmenter la température dans la salle des serveurs. Le principal défi dans un centre de données consiste dès lors à prévoir un refroidissement optimal dans les salles. »

« La demande en stockage de données augmente d’ailleurs à un point tel que nous avons ouvert - en plus de notre site de Zaventem (BRU1) - un deuxième site belge, cette fois à Bruxelles (BRU2). Cela représente une extension de 1.000 mètres carrés. Grâce à une connexion fibre de verre redondante dédiée, le centre de données BRU1 est relié à BRU2. La connectivité avec une centaine d’opérateurs à BRU1 est ainsi également assurée à BRU2. Nous investissons également pour pouvoir proposer Cloud Connect à BRU2.  Cela devrait être chose faite pour fin de l’année.  

Il y a une trentaine de centres de données en Belgique, qui génèrent un chiffre d’affaires de75 millions d’euros et mettent à disposition une surface de plus de 40 000 m². Qui sont-ils ? Pourquoi faire appel à eux ? Découvrez-le sur le site www.agoria.be/datacenters