Nous allons tous devoir rester plus longtemps au travail. Mais comment faire en sorte, avec tous les défis qui nous attendent, de garder l'"envie"? Kitty Holsters, HR Business Partner chez Studio 100, se consacre au développement et au bien-être de 200 employés : " Les choses que nous réalisons avec Studio 100, nous ne pourrions jamais les faire sans nos collaborateurs. "


Une fois que nous avons assimilé la technologie et que nous parvenons à attirer des gens sur le lieu de travail, se pose la question : comment faire en sorte qu'ils aient envie d'y rester ? Comment s'y prendre, et qu'est-ce que cela implique pour l'entreprise ?

Nous avons réuni une table ronde avec différents experts pour imaginer le marché du travail de 2030 et l'aborder de manière proactive. Kitty Holsters a partagé son expertise.

Autodétermination

L'évolution technologique et l'automatisation croissante sur le lieu de travail ne feront qu'accroître la demande de capital humain. Nous allons passer plus d'années de notre vie sur le lieu de travail, et ce ne sera donc pas du luxe d'avoir et de garder des collaborateurs heureux. En 2018, Kitty Holsters a donné le coup d'envoi d'un projet axé sur les talents des collaborateurs. " Je veux que chaque collaborateur soit heureux de venir travailler. Et si vous voulez vous y prendre de façon durable, il faut commencer par creuser. "

Pour cela, Kitty a fait appel à un outil de gestion des talents. " Le premier questionnement est individuel et permet de se découvrir soi-même : " Qu'est-ce qui me rend heureux, qu'est-ce qui me motive, dans quoi suis-je bon, qu'est-ce qui me comble ? ". Il est totalement indépendant du contexte professionnel. Ensuite, je passe environ 2 heures avec chacun d'eux pour parler de ses résultats. Les motivations personnelles, ils les partagent entre eux par la suite, pendant la séance d'équipe. Un entretien très décontracté, car aucune motivation n'est mauvaise ou meilleure qu'une autre, " explique-t-elle.

" Il existe une foule de méthodes pour comprendre vos collaborateurs. Mais je crois que, quelle que soit la manière que vous privilégiez, le plus important est d'en faire concrètement quelque chose et de stimuler vos collaborateurs à prendre cela en main. Les choses se passent mieux si la première phase est détachée du contexte professionnel. Ils se considèrent eux-mêmes comme personne et envisagent leurs motivations personnelles. Inutile de préciser non plus que des collaborateurs qui ont confiance en eux constituent une plus-value pour l'équipe et l'entreprise. "

 " En tant qu'entreprise, nous pouvons atteindre le résultat optimal uniquement si nous misons sur nos collaborateurs. "

Résultats durables

" La mentalité très pratique qui règne chez Studio 100 nous permet de réaliser de grands projets de A à Z. En général, il ne faut que 6 mois pour qu'une idée originale soit concrétisée. Cette avidité nous ressemble beaucoup.  Mais j'ai été confrontée à un problème majeur lorsque j'ai voulu introduire un changement de culture : tout le monde voulait le mettre en place en 6 mois, parce qu'on est habitué à ce rythme ! Or cela ne peut pas fonctionner ainsi. Avoir envie de continuer à apprendre, se regarder soi-même et les autres avec un esprit ouvert… c'est quelque chose dont il faut s'imprégner, cela doit s'ancrer si on veut obtenir des résultats durables. À l'heure actuelle, un an et demi plus tard, je termine les séances d'équipe. La patience est récompensée. "

Notre histoire

Tout comme chaque personne est différente, chaque entreprise a une personnalité unique. " On ne peut pas faire un copier-coller de notre trajet. Le plus important pour s'y mettre soi-même, c'est de connaître l'ADN de son entreprise. Nous savons tous que le dirigeant X peut faire des choses fantastiques avec l'équipe Y, mais peut tout aussi bien manquer le coche dans l'équipe Z. Dans notre organisation, le "Nous" est très important, tandis que les succès personnels ont moins d'importance. Si l'on veut apporter sa contribution à l'équipe, il est essentiel de comprendre comment nous fonctionnons en tant qu'équipe. "

Un apprentissage à vie

S'il devient possible d'aborder les motivations, alors il est possible de créer une ambiance de discussion dans laquelle il n'y a pas de " bonne " ou de " mauvaise " motivation. " Le message sous-jacent de cette approche est qu'il vaut toujours mieux communiquer. Cela aide beaucoup de nommer et de discuter des choses. On peut évoluer ainsi vers une culture de feedback ouvert dans laquelle l'attaque et la défense laissent la place à la collaboration. Vous ne devez pas pour autant être d'accord avec votre collègue introverti ou extraverti, mais vous pouvez mieux comprendre son point de vue, " précise Kitty.

" J'ai grandi moi-même avec l'idée que mon diplôme était la ligne d'arrivée. Un faux sentiment de " voilà, on y est arrivé ". Dans notre société, il faut continuer à apprendre, sans quoi vous ne vous mettez pas en valeur actuellement, et surtout, vous ne serez pas heureux. Voilà pourquoi il est tellement important de connaître vos motivations, de sorte que vous ayez envie de continuer d'apprendre tout au long de la vie.

Les entreprises doivent elles aussi disposer de collaborateurs qui possèdent cette compréhension de leurs motivations. Faut-il toujours l'imposer à partir de l'organisation ? Pas nécessairement, mais comme tout le monde n'en réalise pas encore l'importance, cela me semble une bonne idée de s'y intéresser en tant qu'équipe. "

Améliorez dès à présent la gestion de vos ressources huaines aux défis de demain. Signez la charte Be the change et décrochez le label " Employer preparing the future of work "