Une voiture extrêmement efficace roulant à l’énergie solaire et offrant une autonomie allant jusqu'à 725 kilomètres, sans arrêt intermédiaire à une station de recharge. La start-up néerlandaise Lightyear teste actuellement le premier prototype. L’entreprise Exypnos, de Kruibeke, a joué un rôle important dans la mise en circulation de la première voiture de ce type grâce à sa technologie d’étanchéité en polyuréthane.


En 2013, Johan Van Dyck et Stijn Langie – aujourd’hui respectivement CEO et Technology & Development Manager – ont fondé Exypnos en tant que spin-off du géant de la chimie BASF. Huit ans plus tôt, ils étaient tous deux à l’origine de la technologie WST (Window Spray Technology), un procédé innovant de coulage sans pression de polyuréthane permettant de coller différents éléments entre eux de manière étanche et sans soudure. Aujourd’hui, Exypnos est leader du marché en Europe et en Chine et a développé des applications WST pour les secteurs de la construction, de l'énergie et de l'automobile.

Spécialiste de l'étanchéité et de la fixation légères et sans soudure

Lightyear, une start-up néerlandaise qui souhaite commercialiser des voitures électriques à énergie solaire offrant une grande autonomie d'ici 2021, a lancé cette année un projet pilote avec deux nouveaux modèles. Pour construire l'un d'eux - une Tesla 3 avec panneau solaire incorporé à la structure du toit - elle a fait appel à l'expertise et à l'expérience d'Exypnos.

« Nous éliminons les contraintes liées à l’étanchéité ou à la fixation pour les concepteurs, » explique Johan Van Dyck. « Nous avons développé une technique d’encadrement qui nous permet d'incorporer un panneau solaire au toit d'une voiture. De cette façon, l'étanchéité est garantie et aucun compromis ne doit être fait au niveau esthétique. Lightyear a été séduite par notre solution et nous a choisis comme partenaire pour ce projet innovant. Nous sommes très fiers d'ouvrir avec eux la voie aux voitures électriques fonctionnant à l'énergie solaire ».

L’efficacité puissance trois

Pour de nombreux consommateurs, la peur de tomber en panne de batterie - que l’on appelle également ‘range anxiety’ - est l'un des principaux freins à l'achat d'une voiture électrique. Ces dernières années, des modèles dotés de batteries plus lourdes, et donc d'une plus grande autonomie, ont dès lors fait leur apparition sur le marché, mais à un prix plus élevé lui aussi.

Johan Van Dyck : « L'efficacité est l'une des principales pierres d'achoppement aujourd'hui. Les batteries ayant une plus grande capacité de stockage sont plus lourdes, ce qui signifie que la voiture consomme plus d'énergie. En outre, ces batteries plus lourdes sont beaucoup plus chères que les plus petites.

Incorporer un panneau solaire entouré d’un cadre en polyuréthane à la structure du toit nous permet de gagner en efficacité à trois niveaux :

  • Grâce au panneau solaire intégré, la batterie peut être rechargée pendant la conduite. L'autonomie est donc nettement plus élevée que dans le cas d’une voiture pouvant seulement être branchée sur une prise de courant.
  • Le constructeur automobile peut réduire la taille de la batterie, ce qui fait baisser le prix pour le consommateur.
  • La combinaison d’une batterie plus petite et d’un panneau solaire permet d’obtenir une voiture beaucoup plus légère, et donc une consommation réduite ».

Vif intérêt

L'application du « photovoltaïque intégré aux véhicules » suscite un vif intérêt, y compris chez d’autres constructeurs automobiles. Johan Van Dyck : « Nous avons déjà pu présenter la technologie à plusieurs grandes marques. Il reste à espérer qu'elles se lancent, elles aussi, dans l’aventure et que les voitures à énergie solaire deviennent bientôt une alternative à part entière aux modèles actuels dotés d’un moteur à combustion. Les constructeurs de bus et de camions s'intéressent également à cette technologie ».

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