Des experts belges en innovation mettent les hommes politiques et les manifestants pour le climat sur la même longueur d'onde. Ils ont passé plus de 50.000 études scientifiques sur le CO2 au crible grâce à leur plateforme de fouille de texte. Ils ont ainsi pu dresser un inventaire clair de toutes les technologies prometteuses, ce qui facilitera les choix stratégiques pour le futur.


À l'échelle mondiale, une quantité énorme de rapports de recherche ont déjà été publiés sur la façon de capter le CO2 dans l'air. Parcourir toutes ces études en profondeur est une mission impossible pour l'homme. Comme trouver alors les technologies prometteuses permettant d'enregistrer rapidement des résultats ?

C'est une mission taillée sur mesure pour la société flamande CREAX. Pour aider leurs clients dans les projets d'innovation, cette entreprise flamande a développé un certain nombre d'outils. Parmi eux, il y CRAiN, une plateforme pour l'analyse intelligente de données. Cette plateforme permet de passer en revue, structurer et présenter clairement de grandes quantités de textes et de données.

Pour sortir le débat sur le climat de l'impasse, ils ont décidé de faire analyser le contenu de plus de 50.000 études scientifiques de ces dix dernières années par CRAiN. Cette analyse a permis de constater sans préjugé quelles technologies sont encore relativement récentes, croissent rapidement ou se trouvent déjà à un stade avancé.

La contribution des différents industries et secteurs aux émissions de CO2 a également été analysée. Outre les plus évidents comme la production d'électricité et les transports (trafic aérien, automobile, transport de marchandises), d'autres secteurs comme les industries de la viande, des produits laitiers et du tourisme ont également été passés au crible. Ces dernières années, on s'est également beaucoup intéressé au secteur de la construction. La production de ciment est une des industries rejetant le plus de CO2 au monde, avec une contribution de 64,3 millions de tonnes rien qu'en Amérique. Dans cette même industrie, on s'intéresse également à la capture et au stockage du CO2 dans du nouveau ciment (béton écologique).

Parmi les solutions connues, on trouve le reboisement, la photosynthèse, la capture et le stockage du carbone (le CO2 étant capturé et injecté dans des gisements de pétrole abandonnés). Les technologies permettant d'isoler le CO2 de l'air ou d'autres mélanges gazeux sont par contre moins connues (il s'agit par exemples de la séparation cryogénique du CO2, la séparation membranaire ou le captage par cycle calcium).  Lors d'une étape suivante, ce CO2 peut alors être stocké ou transformé en produits utiles.

Les technologies recourant à la biomasse connaissant également un grand intérêt. Le CO2 est capturé et stocké dans les océans et écosystèmes côtiers en stimulant  la mangrove, les herbiers, les cyanobactéries,  les algues, le plancton, etc. Des produits chimiques sont également développés et optimisés pour l'absorption du CO2 dans l'ammoniac par exemple ou l'absorption de CO2 sur des grilles métallo-organiques. Ces méthodes ouvrent la voie à la transformation synthétique du CO2  au moyen de l'électroréduction ou de la conversion photocatalytique.

Bien que ces deux dernières méthodes soient des technologies relativement récentes, elles sont déjà étudiées de manière intensive. Le dioxyde de carbone est transformé en substances chimiques plus réduites à l'aide de l'énergie électrique. Plutôt que de fixer le carbone par les plantes, de l'énergie électrique peut être utilisée pour transformer le dioxyde de carbone en matières premières organiques comme l'acide formique, le méthanol, l'éthylène et le monoxyde de carbone. Ces matières peuvent être utilisées comme carburant ou être transformées en polyéthylène, par exemple.  Alors que l'électroréduction est un terme général pour l'utilisation d'énergie électrique, la conversion photocatalytique utilise directement l'énergie solaire. Une application de la conversion photocatalytique, développée par la KU Leuven, est testée actuellement.  Au lieu de transformer le dioxyde de carbone en types réduits, l'énergie solaire est directement utilisée pour transformer l'eau en gaz hydrogène et en oxygène.

CREAX espère que les résultats de cette analyse montreront quelles sont les technologies les plus prometteuses pour réaliser des investissements ciblés, des accroissements d'échelle et des applications concrètes. Il va de soi que ce graphique a été simplifié à des fins de clarté.

N'hésitez pas à prendre contact avec CREAX pour obtenir des informations plus détaillées et une étude complémentaire : info@creax.com.

 

 
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