Pour une transition digitale réussie, il est essentiel que vos collaborateurs soient convaincus et impliqués. Ils doivent en effet adopter cette nouvelle façon de travailler. C'est ici que le 'change management' entre en scène. Au cours d'un webinaire interactif organisé durant la Digital Connect Week, Robrecht Janssens, Expert Labour Organisation chez Agoria, exposera les principes du change management tout en donnant des conseils et des exemples concrets. En guise d'avant-goût, il révèle ici les trois plus grands pièges en matière de change management.


Digital Connect Week 2020

La Digital Connect Week réunit toutes les entreprises qui souhaitent utiliser plus efficacement la technologie numérique ou qui ont une offre numérique. L'une des sessions thématiques s'attardera sur les principes de la gestion du changement, illustrés par des conseils concrets et des témoignages de 2 entreprises.

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Le change management est la manière dont une entreprise réagit aux changements apportés à sa structure ou à sa méthode de travail pour que sa transformation soit couronnée de succès. Pour que tous les collaborateurs adoptent une nouvelle méthode de travail, il est nécessaire qu'ils soient convaincus de son utilité et de son intérêt, et qu'ils soient prêts à adapter concrètement leur méthode de travail actuelle.

Robrecht Janssens: « La gstion du changement joue un rôle important dans la digitalisation. La digitalisation d'une méthode de travail classique est un exemple typique de changement drastique pour les collaborateurs concernés. L’introduction d’un nouveau système ERP est le projet de digitalisation par excellence dans lequel la conduite du changement peut permettre une transition tout en douceur. »

Piège n° 1 : n’orienter le changement qu'à travers la gestion de projet

Une erreur commune : aborder un trajet de digitalisation uniquement du point de vue de la gestion de projet. Robrecht Janssens : « La gestion de projet se concentre sur le timing, les exigences du projet, le plan d'action, etc. Mais dès que vous souhaitez apporter un changement au comportement ou à la méthode de travail de vos collaborateurs, la conduite du changement entre en jeu. Souvent, la digitalisation nécessite une combinaison de ces deux éléments. En effet, si vous voulez convaincre vos collaborateurs, vous aurez besoin de soft skills et de leur accorder l'attention nécessaire. C'est là que les principes de la conduite du changement s’avèrent utiles. »

« Dès que vous souhaitez apporter un changement au comportement ou à la méthode de travail de vos collaborateurs, la conduite du changement entre en jeu »

Robrecht Janssens, Agoria

Piège n°2 : impliquer les collaborateurs trop tard ou ne pas les impliquer dans le processus

L'un des principes de base de la conduite du changement est d'impliquer les collaborateurs concernés par le projet dans la définition de la nouvelle méthode de travail. « Si vous mettez vos collaborateurs devant un fait accompli, vous vous heurterez inévitablement à une certaine résistance. Opérer un profond changement à partir du sommet de la hiérarchie peut donner à vos collaborateurs le sentiment que la façon de travailler à laquelle ils sont habitués (et à laquelle ils sont associés) n'est pas suffisamment efficace. »

« Par conséquent, définissez clairement la stratégie à long terme : dans quelle direction souhaitez-vous aller en tant qu'organisation, en quoi ce changement vous permettra-t-il d'atteindre cet objectif et quel rôle joueront vos collaborateurs ? Demandez à vos équipes quels sont leurs besoins et leurs attentes. En fondant votre vision de l'avenir sur leur contribution, le changement viendra aussi de l'intérieur et sera soutenu par le plus grand nombre. »

« Si vous mettez vos collaborateurs devant un fait accompli, vous rencontrerez inévitablement de la résistance »

Robrecht Janssens, Agoria 

Piège n°3 : ne pas être ouvert aux ajustements

« Tout processus de changement repose sur la capacité à procéder à des ajustements en cours de route, sans quoi il est voué à l'échec. De nombreux facteurs peuvent en effet changer la donne : les personnes, les équipes, les besoins et les attentes peuvent changer de manière inattendue au cours du projet. C'est pourquoi il est essentiel de prévoir une certaine marge de manœuvre et d'être véritablement ouvert aux ajustements. »

Comment concilier ce trajet prédéterminé, inhérent à la gestion de projet, à la souplesse de la conduite du changement ? « Avec une phase de test élargie : divisez le projet en petites parties que tout le monde peut mettre à l'essai. Guidez, recueillez les réactions, puis passez à la phase suivante. Cela permet de créer des lignes de communication ouvertes et courtes entre les développeurs et les utilisateurs finaux. Les étapes intermédiaires permettent à l'équipe de déterminer le résultat final. »