La Belgique occupe une position forte dans le domaine des start-up et scale-up ManuTech. Anvers décroche la sixième position en Europe en nombre d’investissements et Louvain la deuxième place quant au montant total investi. C’est ce que révèle un nouvelle étude d'Agoria et Sirris sur le paysage des start-up ManuTech en Belgique et en Europe.


Les start-up et scale-up ManuTech développent des solutions digitales visant à optimiser la production dans les entreprises manufacturières.  Avec Berlin et Munich dans le top trois des villes réalisant le plus de transactions et recueillant les montants les plus élevés, l’écosystème ManuTech allemand confirme sa position de leader avec une stratégie spécifique financée par les pouvoirs publics. Londres figure parmi le top trois du nombre de transactions, ce qui démontre la puissance du plus grand écosystème en Europe.

Anvers est passée de la huitième à la septième place et consolide ainsi sa position dans le top dix, les transactions les plus marquantes concernant Rombit, Qpinch, Irsistick et Aloxy. Louvain figure à la deuxième place en ce qui concerne les montants recueillis et le doit surtout à une importante augmentation de capital obtenue par Materialise.

Autres résultats marquants pour la Belgique : seulement seize pour cent des start-up et scale-up ManuTech sont des spin-offs universitaires, mais quatre-vingt pour cent d’entre elles ont suivi un programme d’accélération. L’intelligence artificielle et l’Internet des objets (IOT) sont des technologies de pointe. Imec.iStart (Leuven) figure à la neuvième place des accélérateurs européens dans le domaine ManuTech.

L’écosystème des start-up et scale-up est au coeur d’Agoria et de Sirris. Sirris effectue des recherches depuis cinq ans et a recueilli entretemps les données de dix mille entreprises. C’est suffisant pour dégager de nombreuses tendances et pour pouvoir comparer la Belgique à d’autres pays. Agoria met également des partenariats intensifs sur pied entre start-up et scale-up, grandes et petites entreprises sur divers thèmes. L’accent est mis principalement sur le domaine ManuTech (start-up et scale-up digitales actives dans l’industrie manufacturière). Les connaissances du paysage engrangées par Agoria et les données collectées par Sirris ont été rassemblées et ont débouché sur une étude unique.

Bart Steukers, directeur Context chez Agoria : « La comparaison européenne montre que 29% des scale-up ManuTech sont à vrai dire des spin-off d’universités ou d’instituts de la connaissance. En Belgique, ce pourcentage est de 25%. Pour Anvers, le rôle de l'Université d'Anvers ne peut être sous-estimé. L'université opte résolument pour la pré-incubation et la valorisation de la recherche appliquée.  Le réseau d'innovation The Beacon est également très utile pour Agoria en ce sens qu’il permet de valoriser des technologies innovantes dans les ports, l’industrie et la construction. Cela présente pour les années à venir un important potentiel de création de valeur et donc de croissance économique. Louvain possède une réputation historique dans le domaine ManuTech, surtout grâce à un certain nombre de spin-off de la KU Leuven et de l’Imec qui ont déjà été reprises entretemps. Pensons notamment à LayerWise, LMS International, ICOS Vision et Metris.

Omar Mohout, chercheur chez Sirris : « L'industrie manufacturière est sans aucun doute l'une des plus importantes sources d'emplois et de croissance économique. Sans une industrie manufacturière florissante, une économie des services prospère n’est pas possible. Les start-up et scale-up ManuTech favorisent l’innovation, les gains de productivité et la transformation vers l’Industrie 4.0, en vue de rendre l’industrie manufacturière encore plus compétitive. C’est donc à juste titre qu’elles bénéficient de l’attention nécessaire de la part de Sirris et d’Agoria. »

Téléchargez ici l'étude complète.