Agoria réagit à la déclaration politique de Rudy Vervoort et se réjouit que le gouvernement bruxellois souhaite miser fortement sur la formation dans le cadre de ses mesures de relance. « La pandémie de covid-19 entraîne de nombreuses pertes d'emplois et transformera également le marché du travail à plus long terme. Former dès maintenant les Bruxellois aux emplois de demain est indispensable », déclare René Konings d'Agoria Bruxelles.


« La digitalisation et la mise en place d'une politique énergétique et de rénovation neutre sur le plan climatique joueront un rôle crucial dans ce monde de demain. Former, former, et encore former : voilà les clés du succès. »

L'étude d'Agoria « Be the change » consacrée au marché du travail en 2030 a déjà montré que celui-ci allait subir des transformations radicales dans les années à venir. Dans la seule région bruxelloise, quelque 44 000 travailleurs bruxellois actifs se verront contraints de chercher un nouvel emploi car, d'ici quelques années, leur profil ne sera pratiquement plus recherché et des compétences sensiblement différentes seront requises. « Et si vous pensez que nous avons encore un peu de temps devant nous, le coronavirus est là pour vous rappeler que l'urgence est réelle. En intensifiant la digitalisation de notre marché du travail, la crise actuelle a sérieusement raccourci le temps dont nous disposons. Des emplois disparaîtront, mais de nombreux autres seront créés », poursuit René Konings. « Le seul problème, c'est que les entreprises ne parviennent pas à trouver les profils adéquats sur le marché du travail bruxellois. À politique inchangée, 84 000 postes vacants ne seront pas pourvus à Bruxelles d'ici 2030 ». 

La formation est donc le seul moyen d'accroître le potentiel économique de la région bruxelloise. René Konings : « Les villes, notamment, peuvent en tirer un énorme bénéfice en termes de création d'emplois : elles constituent des creusets d’innovation et de talents encore inexploités jusqu'à présent. La digitalisation est l'occasion idéale d'atteindre enfin ces groupes et de mieux les intégrer dans notre marché du travail. »