« Faire du feu dans un poêle n’est pas nécessairement mauvais pour la santé, à condition de l’allumer correctement ». Agoria réagit ainsi aux messages diffusés précédemment, selon lesquels des particules fines libérées par les poêles à l’intérieur de la maison seraient nocives pour les voies respiratoires.


C’est pourquoi Agoria donne cinq conseils pour réduire au maximum la pollution engendrée par la combustion du bois : utilisez un hygromètre pour bois, remplacez le papier journal par un bloc allume-feu, allumez le feu par le dessus, surveillez bien la vitre du poêle et remplacez les poêles et foyers obsolètes.

Communiqué de presse 21 décembre 2017

À l’intérieur

« Ce n’est qu’en cas de mauvaise combustion et de mauvais tirage de la cheminée que des particules fines et de la fumée peuvent venir polluer la pièce », déclare Guy Gommeren, expert Construction chez Agoria. Un poêle en bon état de fonctionnement crée un flux d’air puissant à partir de l’atmosphère intérieure vers le conduit d’évacuation des fumées, si bien que les particules fines n’ont aucune chance d’aboutir dans la pièce. »

Selon Agoria, les poêles à bois modernes sont également plus étanches à l’air que les appareils plus anciens et les plus modernes sont même pourvus du certificat allemand d’étanchéité (DiBT), garantissant que même en cas de tirage momentanément insuffisant, aucunes fumées ni particules fines n’envahissent la pièce. Cette étanchéité assure également une combustion optimale, qui génère dès lors beaucoup moins de substances polluantes. Agoria fait remarquer que la majorité des poêles à bois sont aujourd’hui installés avec une arrivée directe d’air extérieur pour la combustion, ce qui évite tout contact entre l’air de combustion et l’air ambiant. De plus, les modèles les plus modernes régulent automatiquement l’alimentation en air, ce qui permet d’éviter la survenue d’une dépression dans le conduit de fumée. Dans les nouvelles constructions, cette régulation est en outre raccordée au système de ventilation, de manière à éviter une dépression lorsque l’on ouvre la porte du poêle, par exemple.

« En d’autres termes, qui veut profiter de son poêle à bois sans nuire à sa santé doit veiller à une bonne combustion et à un entretien régulier du conduit de fumée et de l’appareil, afin de garantir un bon tirage. Et il est beaucoup plus facile d’y parvenir avec un poêle ou un foyer moderne qui est bien étanche à l’air », poursuit Guy Gommeren.

À l’extérieur

Les émissions de particules fines dues à la combustion de bois ne pourront diminuer que lorsqu’une politique de remplacement efficace sera mise en place. Des études européennes montrent clairement que si l’on remplaçait tous les vieux appareils de chauffage au bois par des appareils performants et modernes, les émissions de particules fines diminueraient de près de 90 %. Tel est le défi à relever, d’autant que l’Union européenne a reconnu officiellement le bois de chauffage comme source d’énergie renouvelable. Celui-ci joue un rôle important dans le cadre des objectifs 20/20/20 de l’UE. De nombreux pays européens font la promotion du bois de chauffage afin d’atteindre les objectifs climatiques. En France, par exemple, l’achat d’un poêle à bois certifié est partiellement déductible à l’impôt des personnes physiques.

Même dans les scénarios les plus pessimistes, les poêles à bois et les foyers encastrés modernes émettent 10 fois moins de particules fines que les appareils plus anciens comparables, et même 20 fois moins que les feux ouverts. En outre, les particules fines émises par une installation de chauffage au bois moderne sont 5 fois moins toxiques et rejetées par l’organisme 16 fois plus rapidement, car elles sont de nature plutôt minérale et ne contiennent pratiquement pas d’hydrocarbures.

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