Beaucoup de désinformation circulent régulièrement sur la 5G et la santé ou l’environnement. Certains se posent également des questions à ce propos. Les informations présentées ci-dessous visent à répondre à ces questionnements.


La 5G est la cinquième génération de standards pour réseau mobile, qui succèdera à la 4G. La 5G supplante de loin la 4G et promet d’apporter de réelles améliorations dans nos vies et au niveau économique. Elle est conçue d’une part pour permettre le développement d’une foule de nouvelles applications et d’autre part pour absorber la croissance exponentielle de l’utilisation de données mobiles (quasi doublement annuel depuis 2012 selon l’IBPT et multiplication par 5 d’ici 2024 selon Ericsson).

Ses principaux avantages sont les suivants : débit de données de 10 à 100 fois plus important, un temps de réaction (latence) extrêmement rapide (comme du temps réel) et une excellente qualité de réseau.

La 5G permettra de développer de nouvelles applications répondant à une série de défis de demain dans différents domaines, comme la mobilité, la santé, la sécurité, l’industrie et les services, les médias, les loisirs ou encore l’éducation (plus d’info : 5G, une réponse aux défis de demain). Elle amènera une série d’améliorations et nouveautés au citoyen et au monde économique, comme l’ont fait la téléphonie fixe et puis les différentes générations de téléphonie mobile (4G, …).

Certains appellent à passer au maximum à un réseau fixe. Le réseau fixe haut débit ou très haut débit est bien sûr une solution dans de nombreux cas car parmi ses nombreux avantages, il offre des débits de données très élevés et un temps de réaction très rapide. Mais un grand nombre d’applications sont/seront par définition mobiles (comme le smartphone, les capteurs sur des engins mobiles ou la voiture autonome).

Les aspects santé des radiofréquences ont été étudiés de manière scientifique depuis plus de 25 ans, en particulier pour celles utilisées en communication mobile. Près de 30.000 études ont été réalisées. La toute grande majorité d’agences internationales (notamment l’OMS – Organisation Mondiale de la Santé) et nationales s’accordent pour affirmer qu’il n’y a pas d’indications que les radiofréquences de la téléphonie en dessous des seuils internationaux recommandés auraient des conséquences pour la santé. La 5G est similaire aux autres technologies des générations précédentes telles que la 2G, 3G ou 4G et utilise également des radiofréquences du même type (voir plus de détails sur les ondes millimétriques dans la Question 6).

D’un point de vue technologique, les signaux émis par la 5G seront très semblables à ceux émis par l’actuelle 4G.

L’avis des diverses autorités sanitaires des pays européens ou autres ainsi que celui de l’ICNIRP (International Commission on Non-Ionizing Radiation Protection) va dans le même sens pour affirmer que la 5G n’est pas nocive pour la santé en dessous des seuils internationaux en vigueur (voir aussi Question 2). Quelques exemples :

  • ICNIRP (2020): “The most important thing for people to remember is that 5G technologies will not be able to cause harm when these new guidelines are adhered to".
  • Commission européenne (2017) “En matière de champs électromagnétiques, les limites strictes d’exposition sûre recommandées au niveau de l’UE s’appliquent à toutes les bandes de fréquences actuellement envisagées pour la 5G »
  • Finland (STUK 2020) : "The radiation safety of the 5G mobile network, as in previous networks (2G, 3G, 4G) is ensured by the radiation legislation”
  • Norvège (DSA 2019): “Les mesures montrent que l’exposition totale aux émetteurs mobiles et aux émetteurs radio dont nous faisons l’objet aujourd’hui est faible et s’inscrit bien en deçà des limites qui sont nocives pour la santé. Nous n’avons aucune raison de croire que l’introduction de la 5G modifiera cette situation »
  • Canada (Government of Canada): “The current Canadian limits already cover the frequency ranges that will be used by 5G devices and antenna installations”

Liste d’autres derniers avis sanitaires :

Une vidéo du Monde (#LesDécodeurs), « La 5G menace-t-elle votre santé », remet également les pendules à l’heure par rapport à des déformations de l’information communiquée dans certains cas, par exemple dans l’Appel de 180 scientifiques et médecins sur les risques potentiels de la 5G.

Un article récent de DataNews (2 mars 2020), avec une interview du président de l’ICNIRP, nous éclaire également sur le sujet : « Interview: doit-on se faire du souci à propos du rayonnement 5G? ».

L’exposition aux ondes radio est régie par des lignes directrices établies par des organismes scientifiques indépendants, comme l’International Commission on Non-Ionizing Radiation Protection (ICNIRP). Cette dernière par exemple a mis ses lignes directrices à jour en mars 2020. Dans les grandes lignes, elle confirme les ‘guidelines’ précédentes, avec de petites adaptations pour tenir compte de la 5G. Ces ‘guidelines’ prévoient d’ailleurs d’importantes marges de sécurité pour vous protéger de tout risque établi. Ces limites fixées - adoptées par l’Organisation Mondiale de la Santé, largement suivies à travers le monde et recommandées par l’Union Européenne - sont de 41,2 V/m . Comme vous pouvez le voir ci-dessous, les trois régions belges sont très loin en-dessous de cette norme.

Pour pouvoir déployer pleinement la 5G (au-delà d’une 5G à capacité limitée), ces normes régionales belges doivent être revues (en particulier à Bruxelles), idéalement en adoptant les normes recommandées par l’ICNIRP, l’OMS et l’UE.

emission norm graph

Le CIRC a classé en 2011 par précaution les radiofréquences. Les fréquences qui seront utilisées pour la 5G en font partie. Elles se classent dans la catégorie des cancérogènes possibles, car les données disponibles sont encore incertaines. Cette catégorie comprend de nombreuses autres substances (311 agents), y compris par exemples le café, les légumes en saumure (ex : cornichons) ou l’aloe vera…

Selon toutes les informations dont dispose actuellement la science, il n’est pas possible d’établir un lien entre les rayonnements de la téléphonie mobile et d’éventuels problèmes de santé.

Les seuls doutes qui subsistent pour le CIRC concernent essentiellement l’usage intensif des téléphones portables utilisés contre l’oreille (et non l’exposition aux antennes). À ce propos, les autorités sanitaires ont recommandé des précautions d’usage. Un bon réseau de téléphonie mobile avec une qualité de connexion élevée ainsi que l’optimisation des téléphones portables pour un rayonnement le plus bas possible en font partie. Les utilisateurs peuvent également décider de réduire leur exposition en éloignant l’appareil du corps et en utilisant le haut-parleur ou une oreillette.

Certains appels publics mentionnent des études indiquant un risque des ondes électro-magnétiques pour la santé. Les résultats de l’étude NTP (National Toxicology Program, US Department of Health and Human Services) sont notamment évoqués. Mais l’ICNIRP, comme la FDA (US Food and Drug Administration), conclut en 2018: “consideration of their findings does not provide evidence that radiofrequency EMF is carcinogenic. (…) ICNIRP considers that the NTP (…) studies do not provide a consistent, reliable and generalizable body of evidence that can be used as a basis for revising current human exposure guidelines.”

Un grand nombre d’études ont été publiées sur l’électrosensibilité. Des études en “double aveugle” (groupes avec et sans ondes pour tester l’effet placebo ou nocebo) en laboratoires n’ont pas pu montrer d’impact des radiations mobiles sur le bien-être d’une personne.

Mais les symptômes ressentis par les personnes électrosensibles sont bien réels et peuvent être sérieux et avoir un impact négatif sur leur qualité de vie. Ces derniers signalent des plaintes lors d’exposition aux ondes électro-magnétiques bien en-dessous des limites en vigueur. Il y a trois explications possibles concevables :

  • Les symptômes peuvent avoir une origine psychologique
  • Les symptômes peuvent être causés par d’autres facteurs environnementaux (ex : le stress, …) ou par une maladie
  • Les symptômes peuvent être liés aux ondes électro-magnétiques (bien que jamais prouvé jusqu’à présent)

Voir notamment: https://www.kennisplatform.nl/elektrogevoeligheid/

L’utilisation de nouvelles bandes de fréquences – nécessaires pour la vitesse et la capacité – augmente mathématiquement les expositions (toutes choses égales par ailleurs). Il peut donc y avoir une légère augmentation de l’exposition globale aux ondes radio lorsque la 5G est ajoutée à un réseau existant ou dans une nouvelle zone. Cependant, l’exposition globale devrait rester faible car l’amélioration de l’efficacité spectrale permise par la 5G minimise l’exposition marginale. La 5G permet en effet un contrôle adaptatif de la puissance – elle n’utilise pas plus de puissance que nécessaire – et une meilleure formation du faisceau – l’antenne ne transmet pas dans des directions non utiles (voir question 8). Et quoi qu’il se passe, les expositions ne peuvent pas dépasser les normes de protection.

Ainsi, Ofcom, le régulateur télécom britannique, déclare à propos des mesures du rayonnement de la 5G (voir lien): « The maximum measured at any mobile site was approximately 1.5% of those levels – including signals from other mobile technologies such as 3G and 4G. The highest level from 5G signals specifically was 0.039% of the maximum set out in the international guidelines.”

Les ondes dites « millimétriques » concernent les bandes de fréquences de 26GHz à 300 GHz (longueurs d’ondes qui s’étalent entre 10 et 1 mm).

Les licences à mettre aux enchères dans le court terme pour la 5G concernent les bandes de fréquences de 700 MHz, 3,5GHz et 3.8-4.2GHz (donc pas millimétriques). Ces fréquences sont similaires à celles utilisées depuis 30 ans. Certaines ont été allouées dans le passé à la radio et la TV.

A terme, les bandes de fréquences de 26GHz (millimétriques) devraient également être mises aux enchères pour la 5G. Leur portée est plus courte que les ondes plus basses et elles sont plus facilement arrêtées par des obstacles. Elles sont également couvertes par des normes de sécurité. La Commission Européenne le confirme : “les limites strictes et sûres d'exposition aux champs électromagnétiques recommandées au niveau de l'UE […] s'appliquent à toutes les bandes de fréquences actuellement envisagées pour la 5G » (voir lien).

La base de l’OMS répertorie plus de 350 études sur le sujet. Pour ces futures fréquences 5G, de nombreuses recherches ont été menées sur d’autres applications (ex : industrie des satellites et du mobile) utilisant ces fréquences depuis plusieurs décennies à des niveaux de puissance bien supérieurs à ceux des télécommunications mobiles. À ce jour, aucune indication d’incidence sur la santé d’expositions aux intensités liées aux communications mobiles n’a été observée. À noter toutefois, que certaines autorités sanitaires, notamment en France, recommandent la poursuite des recherches dans cette gamme de fréquences.

Dans une étude sur les ondes millimétriques, la Commission Européenne déclare quant à elle que “Hormis les effets de chaleur (qui ne sont pas significatifs aux niveaux de puissance attendus pour la 5G), aucun effet nocif sur la santé lié aux ondes millimétriques n'a été démontré à ce jour chez l'homme.” (Study on using millimetre waves bands for the deployment of the 5G ecosystem in the Union: European Commission / IDATE, 2019).

Un certain nombre d’infox (ou ‘fake news’) circulent au sujet d’un lien supposé entre la 5G et l’environnement, les micro-ondes, les armes militaires ou le coronavirus:

  • Sur l’environnement :
  • L’agence fédérale allemande pour la protection des radiations (Bündesamt für Strahlenschutz - BfS) déclare : « According to the current state of scientific knowledge, there are no scientifically reliable indications of a danger to animals and plants from high-frequency electromagnetic fields below the limit values. The only known and scientifically proven mechanism of action of high-frequency fields on organisms is the heating due to energy absorption. The intensity of the fields emanating from transmitters is not sufficient to cause biologically effective warming of living beings…”

    Le régulateur australien (ARPANSA) dit quant à lui : “Impacts of artificial electromagnetic fields on plant and animal life have not been established. The workshop explored the relevance of effects shown in laboratory experiments to real life situations, noting that effects found in laboratory settings have not been demonstrated in the natural environment. Studies that have been conducted in the natural environment generally report little or no evidence of impact on plants or animals.”

  • Four à micro-ondes :
  • Concernant le four à micro-ondes, ce dernier utilise des fréquences proches de 3,5 GHz (plus exactement 2,4 GHz). Mais ce n’est pas les bandes de fréquences qui importent mais l’exposition aux ondes (liée à la puissance d’émission). Ainsi dans un four à micro-ondes, la puissance est typiquement de 800 à 1000 Watt, mais l’espace fermé limite la fuite d’énergie et protège donc l’utilisateur. Des normes de protection de l’utilisateur sont d’ailleurs bien sûr prévues pour les fours à micro-ondes (voir Micro-ondes entre vérités et légendes). Pour les ondes radio, des normes d’exposition pour protéger les personnes sont également d’application (voir point 2).

  • Armes militaires :
  • Les systèmes d’armes à énergie dirigée tels que l’« Active Denial System » utilisent une plage de fréquences de 95 GHz (aussi utilisées pour la navigation par satellite et la radio localisation en Belgique mais à des puissance bien plus faibles). Mais, comme pour le four à micro-ondes, l’important est la puissance utilisée, non pas les bandes de fréquences. Pour ces armes militaires, la puissance utilisée est de loin beaucoup plus élevée que la recommandation de protection internationale de 41,2V/m.

Plus d’antennes avec la 5G ?

  • De manière générale, ce n’est pas le nombre d’antennes qui importe mais les émissions de ces antennes. En effet, par exemple, si la norme d’émission des antennes est plus sévère/basse, un nombre d’antennes plus élevé sera nécessaire pour assurer la même qualité de couverture sur le territoire. Et si la qualité de la couverture est médiocre, votre smart phone (qui agit comme une antenne) devra davantage émettre pour téléphoner/aller sur internet. D’où l’importance d’avoir une couverture de qualité.
  • Pour la 5G, certaines bandes de fréquence étant plus hautes, la portée des ondes est plus courte. Il est donc important de placer des « répétiteurs » ou « small cells » pour relayer la transmission des données plus loin.
  • Au final, ce qui compte, c’est que la norme d’émission des antennes recommandée par l’ICNIRP/OMS soit respectée.

« Antenne active à faisceaux variables » (ou « Massive MIMO »), nouvelle technologie dangereuse?

Toutes les antennes de téléphonie mobile doivent respecter la réglementation en vigueur en terme d’exposition aux ondes. Il en va de même pour la nouvelle génération d’antennes dite Massive MIMO (Multiple Input Multiple Output) ou « antenne active à faisceaux variables ». Celles-ci sont en mesure d’orienter les émissions de manière ciblée dans la direction où les utilisateurs se trouvent. Il est ainsi possible d’émettre en direction de l’utilisateur tandis que le rayonnement dans les autres directions est nettement plus faible. Cette nouvelle génération d’antennes sera utilisée en combinaison avec la 5G, pour augmenter sa capacité. Cependant, ces antennes peuvent également être déployées pour les technologies déjà utilisées, telles que la 4G.

Pour pouvoir utiliser cette nouvelle génération d’antenne, les normes d’émission régionales (ainsi que les méthodes de calcul) en Belgique (et en particulier à Bruxelles) doivent être revues, idéalement en adoptant les normes recommandées par l’ICNIRP, l’OMS et l’UE.

L’ICNIRP est l’ “International Commission on Non-Ionizing Radiation Protection” (www.icnirp.org). C’est elle qui émet des lignes directrices ou seuils à ne pas dépasser pour la téléphonie mobile. Ces dernières sont ensuite recommandées par l’OMS et l’UE et suivies par la grande majorité des Etats (notamment la majorité des membres de l’UE).

L’ICNIRP a pour objectif de protéger les gens et l’environnement des risques potentiellement néfastes des ondes non-ionisantes (dont font partie les ondes des antennes de téléphonie mobile). A cette fin, l’ICNIRP développe et diffuse des avis basés sur la science concernant les limites d’exposition aux ondes non-ionisantes. Des experts de différents pays et disciplines comme la biologie, l’épidémiologie, la médecine, la physique et la chimie, travaillent avec et au sein de l’ICNIRP pour évaluer les risques d’exposition aux ondes non-ionisantes et fournissent des lignes directrices en matière d’exposition à ces ondes (composition du Groupe d’experts scientifiques). Les experts de l’ICNIRP basent leurs avis sur des publications scientifiques relatives aux effets biologiques et aux mécanismes d’action des ondes, pour toute la gamme de fréquences non-ionisantes. L’organisme met l’accent sur la neutralité de ses experts.

En mars dernier, l’ICNIRP a mis à jour ses recommandations pour les ondes non-ionisantes, après une révision approfondie de toute la littérature scientifique relevante, des workshop scientifiques et un large processus de consultation publique (lien). Dans les grandes lignes, l’ICNIRP confirme les normes déjà existantes, en apportant de légères modifications pour tenir compte de la 5G. Il s’agit de 41,2V/m pour la bande de fréquence de référence de 900MHz.

Par ailleurs, plusieurs comités d’experts (ex : SCENIHR, ARPANSA, …), mandatés par des autorités de santé publique nationales ou internationales, revoient l’état de la science régulièrement et concluent que les lignes directrices établis par l’ICNIRP fournissent un niveau de protection satisfaisant pour la santé.

Les compétences sont partagées entre le niveau fédéral et les Régions pour la 5G:

  • Au niveau fédéral : la mise aux enchères des bandes de fréquences. C’est le Ministre en charge des Télécoms qui est compétent, avec l’IBPT (Institut Belge des services Postaux et Télécommunications). Vu le retard de la Belgique en l’absence de Gouvernement de plein exercice, des licences temporaires devraient être octroyées par l’IBPT d’ici l’été pour les bandes de fréquences 3.6-3.8GHz, en attendant la mise aux enchères de l’ensemble des bandes de fréquences pour la 5G (700MHz, 3.5GHz et 3.8-4.2GHz). Le (prochain) Gouvernement/Ministre des Télécoms, avec l’IBPT, devra procéder à cette mise aux enchères.
  • Au niveau régional : les normes d’émission des antennes. Il s’agit d’une compétence environnementale : Ministre de l’Environnement et administration de l’Environnement (Bruxelles Environnement, SPW Environnement/ISSeP, Omgeving Vlaanderen). Ce sont donc les Gouvernements et/ou Parlements régionaux qui sont compétents pour revoir les normes d’émission des antennes.
  • UE: les règles concernant les ondes radio des téléphones mobiles mêmes relèvent de la Directive européenne R&TTE 1999/5/CE, notamment en ce qui concerne la sécurité. Cette Directive est complétée par des règles spéciales en Belgique (ex : obligation d’indiquer la valeur DAS - Débit d'Absorption Spécifique). Plus d’info : SPF Santé publique.

Autres liens utiles

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