L’industrie automobile belge tourne de nouveau à plein régime. Après la disparition d’Opel Anvers, Ford Genk et Renault Vilvorde dans un passé plus lointain, certains craignaient pour l’avenir, des craintes qui fort heureusement ne se sont pas vérifiées, loin s’en faut. L’ensemble des acteurs du secteur assurent l’emploi direct et indirect d’environ 61.000 personnes.


Le Salon de l’Auto pour le grand public ouvre ses portes ce vendredi. Agoria en a profité pour prendre le pouls de l'industrie automobile en Belgique. L’emploi direct dans le secteur assemblage de l’industrie automobile chez Audi, Volvo Cars, Volvo Trucks, DAF et Van Hool représente aujourd’hui quelque 17.000 personnes. L’ensemble des acteurs du secteur ont réalisé un chiffre d’affaires total de 22,3 milliards d’euros avec une valeur ajoutée de plus de 4 milliards d’euros. Près de 90 pour cent étaient destinés à l’exportation.

Les deux « perles » encore présentes dans le secteur des voitures particulières, Audi et Volvo Cars, ont construit en 2017 quelque 335.000 unités (240.000 pour Volvo et 95.000 pour Audi). Les deux constructeurs sont toujours en pleine transformation afin de fabriquer les nouveaux modèles et affichent des perspectives jusqu’au moins 2026-2027.

Notre pays est également un acteur important dans l'industrie des camions. Volvo Trucks à Gand produit chaque année environ 45.000 camions et dépassera le cap du million de camions assemblés au cours de 2018. Daf Trucks a assemblé l’an dernier plus de 50.000 cabines et 120.000 essieux et a enregistré une hausse de l’emploi de 12 pour cent. En 2017, l’entreprise a investi quelque 140 millions d’euros dans l’innovation de produits, l’amélioration des processus et, cerise sur le gâteau, un nouvel atelier de peinture (soit un investissement de 100 millions d’euros).

”La technologie est sexy”

Le secteur automobile ne se limite bien entendu pas à l’assemblage et englobe bien d’autres aspects. Dans les coulisses, on s’active et de nombreuses étoiles scintillent dans l’univers de l’automobile. Des acteurs répartis dans tout le pays fournissent du matériel et des logiciels à la crème du secteur.

Tous ces acteurs assurent l’emploi direct et indirect d’environ 61.000 personnes. Le grand défi consiste toujours à trouver suffisamment de bons profils. Agoria lance dès lors un appel aux jeunes et à leurs parents : « L’industrie technologique possède de nombreux attraits, tout comme les formations y afférentes ! »

Nouvelle (haute) technologie et innovation en 2018

les coulisses, on s’active et de nombreuses étoiles scintillent dans l’univers de l’automobile. Des acteurs répartis dans tout le pays fournissent du matériel et des logiciels à la crème du secteur.

Saviez-vous, par exemple, que les transmissions de constructeurs de voitures de sport notamment italiens, allemands et anglais, comme Ferrari, AMG, etc., sont développées et perfectionnées à Zeldegem (chez Tremec) ? La suspension d’une marque de voiture de sport anglaise premium est développée et produite à Saint-Trond (chez Tenneco). Saviez-vous encore que la Jaguar F-Type abrite un système audio supérieur de conception et production belge (Premium Sound Solutions) ? L’entreprise AURO Technologies permet quant à elle à Porsche (Cayenne et Panamera) d’offrir un son 3D unique.

Augmented Reality dans une voiture n’est plus une fiction depuis longtemps mais bien une réalité quotidienne. La transformation virtuelle au service de l’infodiverstissement embarqué a été possible grâce, entre autres, à des entreprises comme Sony Depthsensing Solutions (ex-Softkinetic) et Melexis, toutes deux pionnières dans ce domaine. Elles collaborent avec les plus grands acteurs. Partout dans le monde, 8 CI (capteurs et puces informatiques) de Melexis sont en moyenne incorporés par voiture. La réalité augmentée a également trouvé des applications dans le domaine du soutien à la maintenance. Ainsi le Volvo Trucks Uptime Center a-t-iltesté avec succès une première version de soutien de première ligne en utilisant la paire de lunettes de réalité augmentée Microsoft HoloLens.

La conduite autonome sera entre autres rendue possible par la prochaine génération de systèmes LIDAR (à état solide) et trouvera dans les années à venir le chemin des voitures de production de masse. Xenomatix, mais aussi Tom-Tom et AWEurope, apportent en la matière leur contribution avec des systèmes et logiciels de navigation sophistiqués.

Par des techniques de stimulation, Siemens PLM Software peut prédire le comportement des matériaux et systèmes. La conduite autonome et connectée est également associée au centre de recherche de Toyota Motor Europe où une armada d’ingénieurs travaille à la poursuite de son développement ainsi qu’à des chaînes de traction alternatives. Et quand il s’agit de chaînes de traction et de batteries alternatives, l’on pense automatiquement à l’expertise mondialement reconnue de VDL-Bus, Van Hool, Punch Powertrain, Umicore, PEC, Leclanché, Solvay ou encore des start-ups innovantes, comme Magnax et Mazzaro.

Des millions de composants sophistiqués et délicats, présents notamment dans l’éclairage, les transmissions et systèmes de freinage, sont fabriqués dans des entreprises telles que VCST ou des Usines du futur comme VALEO, Continental, JTEKT, TYCO Electronics Belgium… Et la liste n’est pas exhaustive. Tous ces pionniers se distinguent par leur approche innovante en matière de recherche, développement de produits, technologies de production et innovation ouverte/coopérative.

Le secteur automobile a évolué en Belgique et s’élève toujours plus haut dans la chaîne de valeur.

Ne vous y trompez pas. Il est bel et bien vivant !